IV. CONTINUATION DE LA VIE ANTIQUE A ROME
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charge à son tour, après avoir mis fin à la domination d'Odoacre. Nous possédons de son règne une formule de nomination très détaillée, même verbeuse, par laquelle le prae/eHus annonae des temps anciens est maintenu pour l'époque des Goths, Le décret dit au préfet qu'il doit s'employer avec zèle pour les besoins alimentaires de la " ville très sainte " {sacratissima urbs). Il lui dit entre autres choses que si Cérès a découvert le blé, c'est Pan qui a tout d'abord préparé le pain, c'est pourquoi cet aliment a été nommé partis. Le texte de ce long afle est rédigé, comme beaucoup d'autres de la chancellerie gothique, par le savant Cassiodore instruit dans les lettres classiques '.
94. Parmi les antiques places de la ville, le Capitole et le Forum romain attiraient les étrangers, tout comme le cirque les indigènes. Là se développe, comme auparavant, la vie publique; là apparaissent les ambassadeurs des
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Le temple de Jupiter Capitolia au temps de » splendeur. Essai de restitution.
pays exotiques, les hauts fonctionnaires de l'empîre, comme aussi les marchands avec leurs précieux produits étrangers. " Monter sur les hauteurs du Capitole", écrit Cassiodore, " c'est voir combien le génie humain s'est lui-même surpassé! " Et cependant, quand il parle, le temple de Jupiter Capitoiin, principal ornement de la colline du Capitole, a été pillé sans pitié par les Vandales.
Quoique ce monument fût dépouillé do sa toiture dorée, il peut cependant se faire, d'après les paroles citées, que le Capitole n'ait encore porté aucune ruine. Sur le parvis du temple capitoiin (fig. 22)=, s'exerce un commerce très animé et très important pour l'époque. On y exposait les draps fins des marchands ambulants. On y voyait scintiller les bijoux et les pierres précieuses des contrées lointaines. Sidoine y vit les tables chargées d'argent et arttstement
■ Variarum 1. VI, n. 18 (Migne, t. LXIX, col. 698).
' Dessin du peintre Marola, de Rome, d'après l'esquisse de Reber dans son commentaire sur le panorama de Rome sous Constantin (1888). Le P. Paul Aucler, S. J.
dans l'essai de reconstitution dont il a orné Rome, Restauration archéologique (Paris, 1899), s'est plus approché encore de la réalité. Mais il ne s'agit ici que de vraisemblance et il suffit de rendre au ledeur l'objet plus sensible.
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