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l'tglise et fonda le titre, d'après le Liber pontificalis^; d'ailleurs des inscriptions de ce pape confirment ce caraiHre historique de l'église». Le dernier titre de cette région était celui de S. Marc [titulus Marct), fondé par le pape de ce nom (336) 3.
La !0^ région, Palatium, ne possède aucun titre.
L'onzième, Circus Maximus, n'en a qu'un, le tttulus Anaslasiae, la célèbre église du Vélabre, au pied du Palatin. On la trouve dès Damase et la chapelle baptismale en fut érigée en 403 par le préfet de Rome Longinianus4.
Deux titres se rencontrent dans la 1 2= région, Piscina publUa : le ttlulus Fasciôlae, plus tard titulus SS. Nerei et Achiilei, qui parait pour la première fois en 377 dans l'épîtaphe du lefleur Cinnamius Opas 5, puis en 400 dans deux autres inscriptions ^, et le titulus Balbinae, mentionné pour la première fois au VI" siècle dans une épitaphe sacerdotale 7.
Deux titres également dans la 13= région {Aveittinus) : le titulus Sabinae, uù l'on lit encore sur une mosaïque la magnifique dédicace, qui parle de son éreflion sous le pontificat de Célestîn ('422-432)*; et le titulus Priscae, dont le nom se trouve sur l'épitaphe d'un prêtre, du V« siècle environ 5, et qu'il faut peut-être identifier avec le Titulus Tigridae du concile de 499 >°.
Trois titres enfin pour compléter le chiffre de vingt -cinq, se rattachent à la 14'^ et dernière région [transtiberini). D'abord le titulus lulii ou /«/» et Callisti. ou encore S. Marias (Ste-Marîe in Trastevere), fondé par le pape Jules (337- 352). Nous ne pouvons parler maintenant des traditions qui se rattachent à l'histoire primitive de cette église, comme à celles d'autres églises nommées ici".
Le Titulus Caeciliae (Sainte-Cécile) existait sûrement au IV* siècle, comme on peut le conclure du martyrologe hiéronymien ", Enfin le titulus Chtysogoni (Saint-Chrysogone), si l'on fait abstraftion des légendes qui se rattachent à son origine, est mentionné pour la première fois au concile de 499 '3.
' Dainasus, % 54.
' Inscription concernant la constni^on d'un bâtiment pour les archives de l'église (citée plus bas dans la note du g 146) et inscription de l'abside de l'église, De Rossi, Inscrifit. chritt., t. II, part. I, p. 134, n. s et p. '35. 'S'-
■" Liber ponlif. , Marcus, § 49 : (fecit basilicaiii) in urbe Ronta iuxta Pallaànis.
' Duchesne, Notes, 1 1 1 {Mélanges d'arckéiil., 1887), p. 387 et suiv. Une inscription du V" siècle, conservée en copie dans les recudis épigraphiques, nous apprend (jue Damase y fit exécuter des peintures {ibid., p. 396; de Rossi, BulleH. aicheol. crist., 1877, P- 8; Sarti, Appeiid. ad Dionysii crypt. vol., p. 91 et pi. 33). Sur Longinianus, cf. de Rossi, Itiscript. christ. ,\. II, part. 1, p. 150; Duchesne, quo supra, p. 394; cf. mes Aualeila Romana,t. 1, diss. 14.
' De Rossi, Inscript, christ., t. I, p. 224, n. 262-
* De Rossi, Bullett. archeol. christ., 1879, p. 92; 1875, p. SI.- Sur le rapport du mot FasciotttxvKc les traditions concernant S. Pierre,
cf. de Rossi, ibid.^ 1875, p. 55 et Armellini, Le ckiese di Roma, V éd., p. 591 ; Lipsius, Apakryphe Apostelgeschichten,i. II, part. i,p.4t6,
' De Rossi, Roma sotterr., t. III, p. 515.
' Cf. le commentaire de De Rossi, Musaici, fasc. 3-4; et le texte de la dédicace dans mes Analefta,\. I, p.88,i46,aveclafig.,pl. i,n. 2.
'Marchi, Monumenti primitivi, p. 26.
" Duchesne, Notes, p. 27, 28, — Sur les traditions locales concernant Aquila, Prisca et l'apdtre Pierre, qui se rattachent à cette église, cf. de Rossi, Bullett. archeol. crist. 1867, p. 44 et suiv. et Armellini, Chicse, 2" éd., p. S77 et suiv.
" Liber pontifie., Iulius,% 50.
" Martyr, hiervnym., 22 nov. {AÛa saml.
boit., quo supra) p. [146]. Sur les relations de l'église avec Ste Cécile, cf. Armellini, Le chiese di Roma, 3' éd., p. 669 et suiv. et C. Erbes, Zeitschriftf. Kirchengeschicktt, t. IX C1888), p. 1.
'} Inscriptions de 521 et de 522 mentionnant des prêtres de ce titre : de Rossi, Inseript. christ., t. l, p. 440, n. 975; p. 442, n. 977; Roma sotterr., t. III, p. 519 et 522.
IS8 LIVRE I. Cil. V. TRANSFORMATION EXTERIEURE DE HOME. [N" I38,
13S. Ces sanftuaires que leur âge et leur dignité placent parmi les plus vénérables de Rome, les tituli, se sont conservés à travers tous les siècles, malgré bien des remaniements, à l'exception du titnlus Cyriact, dont la dignité subsiste d'ailleurs, transférée à l'église de Sainte-Marie in via lata. Cette perpétuité à Rome du système des églises- titres est due en grande partie à l'institution ecclésiastique des cardinaux prêtres.
C'étaient primitivement les détenteurs des titres, les prêtres qui exerçaient dans ces églises les fonflions de curés. On pourrait leur donner pour celte époque même du IV<^ siècle le nom de cardinaux romains, mais il n'était pas encore en usage.
Les noms mêmes de ces églises sont une preuve qu'elles avaient le privilège de l'âge. Beaucoup portaient, du moins primitivement, non pas le nom d'un saint ou d'un martyr, mais simplement celui du fondateur, selon l'usage courant à l'époque classique pour les monuments profanes. Cette désignation par le nom du fondateur, comme Titulus Vestiiiae, Eguitii, Byzanti, ne s'est pas maintenue à une époque postérieure; les martyrs seuls, puis les saints furent admis à l'honneur de donner leurs noms aux titres. Il faut remarquer en outre que plusieurs des anciens titres, tout en empruntant le nom d'un martyr, n'y ajoutent pas le qualificatif de saint C'est ainsi que nous avons ci-dessus, suivant l'antique manière de s'exprimer, les titres de Cécile, de l'risque, de Sabine, et non de Ste Cécile, etc. On sait que dans ces expressions le terme saniius n'est devenu obligatoire que depuis le V^ siècle.
Nous avons d'autres raisons de soupçonner que tout le système des titres du Ve siècle reflète un état qui existait déjà au IV<= siècle et en partie même au III".
Il est souvent question dès avant le début du V"^ siècle de reconstruflions de ces églises; et ces restauration.s rendent vraisemblable l'hypothèse que les églises existaient depuis assez longtemps déjà. En outre le choix des emplacements est un indice remarquable pour déterminer l'âge des monuments. Les titres se tiennent en général loin du centre de Rome où se trouvent la plupart des places et des monuments de la vie publique païenne, où se développait la série des forums et des temples pompeux. La région du Temple de la Paix n'en possède qu'un, éloigné du Forum; le Forum romain et le l'alatîii sont demeures sans titre; celle du Cirque Maxime n'en a également qu'un, le Titulus Anaslasim, encore le doit-elle à la résidence impériale devenue chrétienne sur le Palatin '. Tous les autres titres doivent être cherchés à une certaine distance de ces centres de la vie classique et païenne. Et c'est une nouvelle preuve de la sagesse et de la réserve de l'église romaine qui n'a point voulu user de la liberté que lui accordait Constantin pour ériger des titres comme une provocation au cœur de la cité toute dévouée encore au culte des faux dieux. 11 semble qu'elle ait continué d'éviter de choisir pour ses lieux de réunion les régions sus-indiquëes. La répartition des titres eût été toute différente si on l'eût instituée au V'= et au VI" siècle».
Tout parle donc en faveur de la haute ancienneté des titres. Quant à l'origine même du mot titulus, qui a un son tout classique, elle n'est pas suffisamment éclaircie.
■ Sur Ste Anastasie, comme église de la 1 de mes Ânaleila remana, citée ci-dessus, cour, voir plus bas, livre IV, c, 2, où il sera p. 1571 "■ 4question du Palaiin chrélien, et la dissertation | ' Duchesne, Notes, p. 30,
K° 139.] vn. LKS PLUS ANCIENNES ÉGLISKS DE LA VILLE. LES TITULI. 159
Dans les parties centrales de Rome, on éleva, à partir du IV« siècle, à défaut de titres, des oratoires et des chapelles publics. Mais la prise de possession efifeélive du cœur de la cité, dans la région du Forum romain, par l'église chrétienne n'eut lieu qu'au VI" et au VII« siècle par l'éreftion de diaconics, sièges, comme on le sait, de la charité chrétienne et destinées à la répartition des aumônes, au soin des malades et des indigents. En sorte que l'on peut dire que la charité chrétienne s'est faite l'introduflrice de la religion dans le centre de Rome et dans le monde de ses grands monuments classiques.
Les pouvoirs cédèrent alors au culte, dans le voisinage des diaconies, des monuments publics pour en faire des églises. Nous en avons un exemple dans S. Côme et S. Damien, établi dans une salle publique; de même au Vl" siècle, Sainte-Marie i« Cosmedin fut installée dans un portique à colonnes situé près de l'antique ara viaxima d'Hercule. Ce n'est que plus tard qu'on fit un nouveau pas en utilisant des temples; mais il n'y a aucun exemple de titre établi dans un bâtiment public, encore moins dans un temple,
139. Il n'est pas douteux que les titres se soient élevés en partie dans les lieux oîi dès les temps les plus anciens les fidèles avaient accoutumé de se réunir pour les fêtes liturgiques. Dès avant la pai.x constantinienne, la communauté chrétienne de Rome se trouvait notoirement comme telle en possession de lieux de culte. Il n'est plus permis aujourd'hui de révoquer en doute l'existence de ces églises chrétiennes à Rome antérieurement à Constantin, bien que nous n'ayons aucune indication précise sur la forme qu'elles affeftaient. Ces églises furent confisquées en 303 pendant la persécution de Dioclétien, maïs en 31 1 Galère donna ordre de " restituer " aux chrétiens " les maisons où ils s'étaient rassemblés " '.
On aura principalement appliqué aux usages cultuels les maisons de quelques personnages de distinflion, passés avec leurs biens au service du christianisme et qui auront laissé transformer l'intérieur de leurs vastes demeures pour les approprier aux exigences de la liturgie et des assemblées.
Cette circonstance, comme on l'a remarqué justement dans ces derniers temps, a son importance pour expliquer la forme extérieure des anciennes (^lises romaines; elle aide à comprendre le style des basiliques sur lesquelles nous reviendrons plus loin. Qu'il nous suffise de dire, ici que les basiliques chrétiennes n'apparaissent point à l'époque de Constantin et dans les années qui suivirent comme quelque chose d'étrange et de nouveau; elles étaient, pour ainsi dire, avec leurs formes particulières, comme le produit organique d'un sol bien préparé. Dans leur évolution postérieure, dans leur ornementation, elles s'approprièrent ce qu'avait de mieux à leur offrir l'art de cette époque. Leur aspcft somptueux, leurs constructions grandioses s'harmonisaient admirablement avec les monuments classiques de la cité qui les entouraient.
■Eusèbc, Hiit. eccl., I. VIII, c. 17. Cf. j DU chrisll. Cullusgebaude in <ier vorkon. Kirsch, DU christlUhin Cultusgtbaude im slanliniscAer Ztil, dans FfsUhrifl... des Alterlkum, I (1893), p. 9 et suîv.; le mfme, | Catnpo Santû in Rom (1897), p. 6-20.
l6o LIVRE I. CH. V. TRANSFORMATION EXTÉRIEURE DE ROME. [N" 14O
VIII. — Églises "intra-muros" n'ayant pas titre de paroisses.
140. Sur le terrain occupé par les 25 titres, nous trouvons au IV-^ et au V« siècle un nombre assez considérable d'autres bAtiments cultuels, qui n'étaient point des titres.
Le premier en dignité était la basilique du Latran. Elle occupait parmi les églises le premier rang, à titre de cathédrale du pape. La BasUica Liberii, aujourd'hui Ste-Marie-Majeure, suivait immédiatement Fondée par Libère (352-366) sur l'Esquîlin, près du marché de Livie, reconstruite au siècle suivant par Sixte in, elle fut alors dédiée à la Sainte Mère de Dieu et en prit le nom de BasUica S. Martae ".
La troisième de ces églises est la BasUica HiertisaUm ou Sessoriana ou encore HeUniana. Elle doit son origine à Constantin le Grand, qui l'établit dans une vaste salle de l'antique palatium sessorianum qu'avait habité sa mère Hélène. Le nom aflue! en est Sainte-Croix de Jérusalem *.
C'est aussi dans une antique aula que fut instituée la basilique de Saint- André sur l'Esquîtin, non loin de la basilique Libérienne. Le fondateur en fut entre 471 et 483 \e tttajfisier j/ii/iium Vali\a; le bâtiment était la propriété de la noble famille des Junii Bassi. Cette église, aujourd'hui disparue, s'appelait aussi S. Andréas catabarbara.
Nous nommerons encore parmi les églises de cette espèce qui datent du
IV"^ et du V= siècles : la basilica lulia, érigée, d'après le Liber pontificalis, par
Jules I«f " dans la septième région, près du Forum de Trajan "; restaurée vers
561 par Félage I" et Jean III, elle fut consacrée alors aux apôtres Philippe et
■ et Jacques; elle est aujourd'hui sous le vocable des douze apôtres 3; — l'église de
■ Liber ponlif., Liberius, g 53 : Hic feàt basilicaiH Hoinini suo iiixia macelluin Libiaej lbid.,Xyitas m, 8 63 : Hic fecil basilicam saiiélae Martae, quae ah aiUiquis Liberii cogtioiitinabaiur, iuxia macelluin Libiae, ubi et obiulit kac. Suit la, liste des riches dons et , qui suppose chez le narrateur les s les plus précises, qu'il n'avait pu puiser qu'aux archives de l'Église, comme dans d'autres cas cités plus haut. Quant au fameux miracle de la neige dont paile la légende du moyen âge, il n'y fait aucune allusiun, non plus que les époques suivantes, encore bien moins Sixte III dans sa longue dédicace épigraphique en vers, reproduite dans de Rossi, Inscript, christ., t. II, pan. 1, p. 71 , 98, 139 et dans mes AnaleÛa roiiiaaa, 1. 1, p. 77. La congrégation établie en 1741 par llenoît XIV pour la réforme du bréviaire, proposa la radiation au 5 août des lettons qui relatent ce miracle et la restitution à la fête de S. Maria ad Nives de l'ancienne désignation Dedicatio sartilae Marine. \'oici les termes de la Congrégation : Leûiones iecundi noctiirni quae hac die usque mode recitaUie sunt, immulandas sane esse exislimatur. " De
ea solemnitaie quae hac die celebratureiusqui instilutionis causa kabentur " ait Baronius in Jfar/j'rûiû^'oromaiio(ed.Romic,i6yo,p.^i) "vetera manuscrifta eius ecc/esiae". Huiuimodi autem monumenla et maiiuscripta née unquam vidimus nec fartasse unquam videbimus. Et plus loin il est dit que la critique regardait comme inadmissible quod taiK novuin tamque stupendum prodigiuin ifiatio aniionmi /ère mille et amplius ptofundo sepullum silentia iacuerit. [Analecta juris pontifiai, I. XXIV, 1885, P- 9'S d'après lei afles du Cod. Cors. 361-363), Cf. Marucchi, Basiliques et églises de Rome ( 1 902), p. 1 50 et s. et mes Analecta romana, 1. 1, dissert. XIV,
' Liber pont if., Hilvester S 4' : {Conslanlinus) fecit basilicam in Palatio Seisoriano, ubi etiam de ligno sanctae crucis Domini nestri teste Christ i, etc.. Quae cogneminalur usque in kodiemutn diem Hierusalem. On trouvera plus loin l I, cb. VII, un plan de l'église en relation avec Vai/ia antique. Cf. .Marucchi, op. cit., p. 34; et suiv.
^ Liber ponti/., lulius % 50; Cataïog. liéerian., éd. Duchesne {Liber pontif., 1. 1, p. 8); Liber pontif. Felag. I, loan. lll, S C09 et 1 10.
X'> 141.] VIII. ÉGLISES INTKA-MUROS N'AYANT PAS TITRE DE PAROISSES. lâl
S- Etienne et celle de Ste Bibîane, l'une et l'autre datant du pape Simplîce (468-483), la première construite dans la deuxième région sur ie Cœlîus, dans le Macelluvt magnum^; la seconde sur l'EsquiHn, près du Palaiium Licinianum^; l'une et l'autre encore subsistantes; — la basilique de Ste Agathe, aussi subsistante, dont nous savons déjà qu'elle doit son origine au Goth Ricïmer et qu'elle a été consacrée seulement plus tard au culte catholique 3; — la basilica T/ieodorae, disparue sans laisser de traces, sans même que l'on puisse déterminer le lieu où elle s'élevait; tout ce qu'on sait, c'est que l'existence en est signalée en 41 8-1.
141. Parmi les sources de la topi^raphie de Rome ancienne, nous avons indiqué cî-dessus une liste des "stations" de Rome, datant du Vil" siècles. Nous emprunterons encore à cette liste les églises suivantes : S. Maria antiqua, S. Maria rotonda (le Panthéon, depuis le commencement du VI1« siècle) ; les SS. Côme et Damien, S. Adrien (aussi depuis le commencement du VI1= siècle), S.-Georges sur le Vélabre, S. Michel archange, très vraisemblablement l'église des SS. Michel et Magnus, près S. Pierre, agrandie par le pape Symmaque et par lui dotée d'un escalier, enfin S, Boniface martyr, où, suivant la liste, " repose le corps du saint martyr " *,
Elles sont, avec celles que nous avons déjà citées, les églises les plus importantes de l'époque, situées dans la ville même et qui ne soient pas des titres. Sans être des paroisses au sens des titres, c'étaient des centres pour le soin des âmes, pour l'administration des sacrements, pour les assemblées liturgiques régulières.
De ces églises urbaines il faut distinguer les chapelles funéraires, lieux de culte sis en dehors de la ville et qui sont avant tout des églises tombales et triomphales pour les martyrs préférés de la communauté romaine. Ces basilicae coemeteriaUs, comme on les appelle, forment une autre série de lieux de culte fort renommés, qui appartiennent à l'administration ecclésiastique de la cité.
■ Libir poniif., Simpiidus, % 71. Cf. Lanciani, Uitinerario Hi EinsUdeln, p[. z cl p. 506 et suiv., le premier travail sérieux sur ce remarquable édifice.
" Liber poniif., ibid. : dedicavit banlicam îitira urbe Rniiux, iuxia Palalium Liciniatium, bealat martyrig Bibiwi<u, ubi corpus eius reguiescil.
" Cf. plus haut (p. 91) le plan de cette église.
* Relalio SymmaclU pratfeêli ad Honoriuin Augusiuin (Baron-, ann., 418, 3 791. Cf. Duchesne, Liber pontif.,i. I, p. 228, n. 1, et t. II, p. 41, n. 61.
' Les deux églises de la vierge Ici nommées sont précédées de celle de l'Esquilin avec le titre distinflif de S. Maria maiar. — S. Maria rotunda et S. Adrien appartiennent sûrement au début du Vll'siède.— L'église de S. Michel du catalogue semble bien être la " basilique "
Histoire de Rome — 1 1
dont le Liber poniifietUis rapporte, dans la vie de Symmaque (498-514), que ce pontife l'a agrandie et pourvue d'escaliers et d'eaux (t. I,
p. 262, % 80; Duchesne, Notes, p. 36). Je ne connais pas d'église de S. Michel à laquelle cela puisse s'appliquer mieux ni à laquelle on puisse reconnaître une aussi haute antiquité que celle des SS. Michel et Magnus.Cf.Armellini, Chiese di Roma, 2' éd., p. 770. L'inscription qui attribue l'église à Léon I!I ou Léon IV n'est qu'une invention, du XI" siècle peutêtre. Cf. de Rossi, Inicript. christ., t. II, patl. I, p. 278, Le Latran eut plus tard aussi uneêglise sous le vocable de l'ange.— L'église de S. Uotiiface est afluellemenl S. Alexis, mais on ne trouve à l'époque aucune mention de S. Alexis ni de son tombeau dans cette église, encore moins de la légende que lui a faite le moyen âge; au lieu que !a source citée dit expressément ; Basilica Bonifacii martyrisa ubi ipse dormit.
l62 UVKE I. CH. V. TRANSKORMATION EXTÉRIEURE DE ROME. [N"» 142. 143.