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soupçons s'élevèrent contre le savant évêque de cette ville, nommé aussi Denis, à propos de sa doélrine sur le mystère de la Sainte Trinité. Il dut aller se justifier à Rome, et un écrit doélrîna! du pape établît les règles à observer dans l'exposition du dogme de la Sainte Trinité. Cet exposé ne laisse rien à désirer pour là profondeur ou la clarté; et il était tout à fait propre à enlever tout appui à la grande hérésie arienne '.
Ce fut justement dans les questions relatives à la Sainte Trinité que l'église de Rome eut à défendre constamment l'enseignement traditionnel dans le cours des deuxième et troisième siècles. Elle garda le Juste milieu entre une fausse distinction et une fausse unité des trois personnes divines. Elle !e Ht en dépil des subterfuges et des artifices dialectiques de la se£le, avec un ta6l merveilleux, une sûreté, une simplicité, un courage et une finesse extrêmes".
L'église tnère de Rome répandit nw^si l'abondance de ses biens temporels sur les communautés nécessiteuses d'Orient et d'Occident. La Cappadoce célébra la charité du pape Denis lorsqu'il envoya une ambassade pour racheter les chrétiens tombés prisonniers aux mains des barbares. La lettre de consolation que Denis adressa en ce temps aux contrées éprouvées, était conservée avec vénération à Césarée à l'époque du Père de l'Église Basile. Ce Père dit que ce fut toujours une glorieuse coutume du siège de Pierre de protéger, de diriger et de conduire les Orientaux?. Il eût pu en donner comme preuve l'évêque romain Soter, au deuxième siècle, dont la grande pitié pour les pauvres communautés dispersées d'Orient fut louée avec chaleur par l'évêque Denis de Corinthe*.
Les richesses temporelles qu'assuraient au primat romain les libéralités des familles nouvellement converties de la ville, les honneurs dont les évéques entouraient sa toute-puissance spirituelle, ne pouvaient manquer d'attirer sur lui l'attention du pouvoir romain. Il pouvait moins que personne se soustraire à la persécution ; les fréquents martyres des papes montrent assez ce qu'il en fut. L'histoire des deux premiers siècles fournit déjà toute une liste de Ejapes . martyrs. Parmi ceux du troisième siècle, l'on vit l'un après l'autre verser leur sang pour l'Église du Christ : Calixte, Urbain, Pontîen, Fabien, Corneille. Le banni.sscment qu'il subit fit mettre Lucien au nombre des confesseurs. Etienne, à cause de sa glorieuse profession de foi, fut mis au sixième siècle au nombre des martyrs. Sixte II brille comme le plus célèbre et le plus honoré parmi les papes martyrs; il fut la viéïime de sa foi pendant qu'il offrait la viélime eucharistique dans l'assemblée des fidèles, à la catacombe de Prétextât. L'antique titre de Saint-Sixte dans la première région lui fut consacré. Sixte II eut pour successeurs, au commencement du IV" siècle, dans le martyre ou dans la mort également glorieuse des confesseurs, les papes Marcellin et Marcel, ainsi que le dernier témoin de la foi pendant la persécution, Eusèbe (309 ou 3 10), qui mourut exilé en Sicile s. D'autres héritiers du siège de Pierre à cette époque peuvent bien aussi avoir terminé leurs jours par le martyre;
' S. Athanase, De sentenlia Dtonysii, c 13; Dittrich, Dionystus lier Grosse, 1867.
'Hag«mann, Die rSmîscke Kircke, etc. in den ersten drei JakrhHnderttit, 1864.
3 Ep. 70 (Migne, P. G., t. XXXIl, col. 433).
'Pour le pape Marcel, voyei Duchesne, Mélanges d'aichJslof^t tt d'his/oire (i?98).
Histoire rie Romt — 17
p. 382; contre Mommsen qui, dans ses Pr»legomeiia au Liber pont., exclut à tort Marcel de la liste des papes. Sur l'époque des persécutions, on peut consulter aujourd'hui l'ouvrage de A. Linsenmayer, Dii Bekàmpjung
Dans Eusèbe, 1 JV, c. 33; cf. 1. Vil, c. 5. des Christertthuvts diirch den riimisiken Staat
èis wuttt Tode det Kaisers Julian (Muncben,
258 LLVRE I. CH. VI. ÊVÉQUES ROMAINS JUSQU'A LA FIN DE L'EMPIRE. [N" I96.
mats, pour le constater, il nous manque le sûr témoignage des sources antiques; et la tradition populaire qui donne le sceau du martyre à presque tous les papes avant Constantin est dépourvue de contrôle. C'est avec respeft que le visiteur considère dans la catacombe de Calixte les débris conservés des inscriptions funèbres des évêques romains (fig. 71 et 72)',
La haine du pouvoir romain, qui se croyait menacé parla nouvelle foi, s'était dirigée, surtout depuis l'empereur Dèce, le champion de l'idée impériale, avec un instinél sanguinaire, contre le chef de l'église de Rome avant tous autres. Pendant la vacance du Saint-Siège, après le martyre de Fabien, Dèce publia un édit interdisant l'éleélion d'un nouvel évêque romain. Naturellement, il se trouva tout de même un prêtre prêt au sacrifice de soi-même.
Cyprien s'exprima alors en ces termes sur le danger du moment : " Dèce supporterait plus aisément de voir un anticésar se dresser contre lui à la tête des légions, enseignes déployées, que de voir l'église romaine se donner par l'éleifïion un nouveau chef". Vingt ans plus tard, lorsque le plus fort de la tourmente fut passé, dans une période de paix pour l'Eglise, une décision de l'empereur Aurélien est une manifestation bien différente de la reconnaissance par le gouvernement civil du rang et de l'importance des papes romains et des évêques d'Italie.
L'empire s'abaissa à compter avec le pape, pour trancher plus sûrement, il est vrai, une question controversée. Il s'agissait de déterminer à quel parti ecclésiastique, à Antiochc en Syrie, devait appartenir la demeure de l'cvêque, après que Paul de Samosatc, déposé pour cause d'hérésie, eut dû l'abandonner. La sentence impériale décida que la demeure appartiendrait au parti resté en communion avec les évêques d'Italie et particulièrement avec l'évêque de Rome».
Fig. 72. Inscriptions funéraires des papes Antère,
Fabien, Luden et Eutjchien, dans la ciTpte
des papes de la catacombe de Calixte.
' Fig. 71 d'après de Rossi, Roma sotUrranea, t. I, pi. IV'; les inscriptions en petits cara^res sont tlues à d'anciens visiteurs du tombeau ; la fig. 71, d'après le même ouvrage, pi. I II. Le litre d'epiuopos qui accom-
pagne les noms Anttros, Faitanùt, EtUychianos, manque sur le fragment de Loutis; à l'inscription de Fabianot une autre main a ajoute en abrégé tnarijr.
'Eusèbe. 1. VII, c. 30.
No 197.] I. SUPRÉMATIE DE L'ÉGLISE DE ROME AUX PREMIERS SIÈCLES. 259
De même que l'autorité païenne, les hérétiques et les seAaires savaient très bien à quel évêque appartenait l'influence direfïrice dans les affaires ecclésiastiques. Leur conduite prouve qu'ils croyaient que le successeur de Pierre, avant tout autre, représentait la communauté ecclésiastique et les droits de l'Eglise. Aussi tous leurs efforts tendaient-ils à obtenir l'approbation du pape. S'établir au sein de l'église romaine par ruse et hypocrisie fut le but constamment visé par les hérétiques. Nous en trouvons des exemples chez les montanistes, les gnostiques, les anti-trinitaires de l'école de Théodate et d'Artémon, chez les patripassiens, les sabelliens, les subordinatiens, etc. Et quoique l'église de Rome les démasquât toujours résolument et les écartât toujours d'elle, quoiqu'il fût notoire dans les contrées chrétiennes, que l'évêque de Rome portait aux yeux de tous la bannière de la vérité, cependant l'hérésie ne cessait pas de tourner vers Rome ses vaines espérances.
197. Il est certain que Rome exerçait d'ailleurs, comme capitale de l'empire, la plus grande puissance d'attraflion pour les intérêts les plus divers. Tout était habitué à se rassembler dans ce cœur qui communiquait ses pulsations à la terre tout entière. Personne ne s'avisera de dire que les nombreux croyants vrais ou Taux qui se rendaient à Rome n'y étaient attirés que par le nom de ses évéques ou les tombeaux des apôtres Pierre et Paul Même quand il s'agissait d'intérêts religieux ou prétendus tels, on pouvait bien se promettre du voyage de Rome les avantages divers que la capitale du monde offrait comme telle. C'est un point qu'il ne faut pas perdre de vue, si l'on veut porter un jugement d'ensemble et impartial, au milieu des événements et des circonstances qui entrent en discussion pour l'histoire de la primauté dans l'antique Eglise.
Sans doute la primauté del'évêque romain vit sa croissance facilitée et précipitée par le fait même de l'établissement de son siège à ce puissant foyer de la domination romaine. Ces évêques cependant ne tenaient pas, ainsi qu'on l'a dit faussement, leur puissance spirituelle uniquement de cette circonstance purement extérieure, ni ' de l'état ou du rang de la ville, ni d'un consentement du reste de l'Église qui, pour honorer le trône impérial, se serait pliée aux exigences des évêques romains dans leur prétention à la souveraine puissance.
Fig. 73. ColontM funéruie (atèle) d'Abercini.
KeconstilutioD en partie conjeâurale
avec indication Je Ib répartition des lignes.
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Pour vénérables que fussent les traditions d'une cité, pour grand que fût son éclat, cominent auraient-ils pu réussira courber sous la direction d'un seul évê(|ue tant démembres de l'épîscopat, forts de leur intelligence et jaloux de leur liberté, sans qu'il s'élevât une discussion vive et générale sur les raisons qui justifiaient les prétentions d'un seul? Ce serait la plus étrange énigme que l'histoire du monde pût jamais offrir.
Il n'y a au contraire aucune énigme pour qui sait estimer la puissance des paroles du Christ: "Tu es Pierre" sur l'humanité croyante. Ces paroles ont subjugué et soumis les cœurs orgueilleux du vieux monde romain lorsqu'ils furent devenus chrétiens. Puis la ville ajouta la séduélion de son nom, comme nous l'avons indiqué, pour augmenter l'estime et la vénération des fidèles envers l'évêque de Rome. L'élément naturel seconda l'élément surnaturel. Oui, c'a été une idée fort répandue dans l'antiquité ecclésiastique, que le divin fondateur de l'Église avait choisi dans la sagesse de ses conseils cette cime brillante de la grandeur du monde et poussé Pierre à porter ses pas vers Rome et à établir son siège et celui de ses successeurs au centre de l'État romain '.
Parmi tant d'évêques remarquables qui, dans les premiers siècles, vinrent de loin en pèlerinage vers Rome, nous rencontrons Abercius de Hîéropolis en Phrygie. Il nous représente le type de l'homme que le désir de voir la grande ville et la grande égli.se attire, en dépit des fatigues, loin de sa patrie et que remplit avec l'enthousiasme religieux la profondeur du sentiment romain. Ces pèlerins savent qu'ils auront comme compensation à leur fatigue le réconfort de la foi qu'ils rencontrent égale et la même dans toute communauté des frères et le speélacle de Rome, la reine du monde, toute resplendissante des merveilies contenues dans son sein et dans laquelle habite un peuple qui possède, comme dît Abercius, le " sceau éclatant ", c'est-à-dire la confession de la foi chrétienne;
Saint Abercius vint donc à Rome dans le deuxième siècle sous le règne de Marc-Aurèle. Nous possédons de cet évêque un important souvenir de son voyage. C'est une inscription funèbre qu'il fit placer lui-même et dont l'original a été retrouvé en partie de notre temps. D'après l'opinion la plus vraisemblable, la stèle était dans le milieu couverte de vingt -deux lignes d'écriture, avec cinq lignes au-dessus et six au-dessous (fig. 73). Les fragments conservés font l'ornement des archives du Latran et l'interprétation en a fait naître une foule d'écrits. L'inscription, par son caraflère suggestif et instrufiif, mérite d'être appelée la reine des inscriptions de l'antiquité chrétienne".
' Gélase, TraÛati's I!^ de Damnaiioiit ho- j rath dans Constiluliones dogm. oe^um. conci'
minunt Pttri et Acacii, c. 10 (éd. Thicl, /» i'a/ïVa«<(i8g2), p. 137 et suiv.; Hollweck,
p. %^<i) : UnuHt prituipem esse ex illis (apo- 1 Der aposlolische Sliihl und Rom, 1895,
slùlis) voluit Chrislus eumque dispenialione I ■ Pour l'histoire de S. Abercius el de son
miiabili in dominam gintium Rotnam di- inscription, cf. Duchesnc dans la Revue des
txil, ut in praecipua uibe vel piinta primum I questions historiques, 1883,1. II,
et priucipuuiii dirigerez Petriim. Ibiqui dnélrina^ ■virtute sublimis emicuit, ita sanguinis glorii'sa tffUsiont decoratus aetema hospHia cnnguUscit, praatans stdi quatn ipse benedixit, ut a partis inferi ttunquam pr
le inÊine dans Mélanges d'arck/'ologie et d'/iiitoire(i8t)%),p. 17 et suiv. contre Gerhard Fieker el Adolf Harnack qui, comme plus tard Albrecht Dieterich, déclaraient l'inscription païenne. Cf. aussi de Rossi, /hsit.
ti prùmissionà vincatur omnîiimqut sil 1 christ, urbis Ro-iae, t. I , part. 1 1. |
jiuiluantium tutissimus portus. Cf. sur les sinv.; Lightfoot. -4^flJ/c/iV ^n/A^ri, part. Il,
questions historiques et théologiques relatives vol. 1, p. 476 et suiv.; Marucchi, dans le
à l'union de la primatie avec Rome, Grande- 1 Nuavo Bulleft. di archtol. christ., t. 1 (1893)»
No 197.] I. SUI'RÉMATIE DE L'ÉULISE DE ROME AUX PREMIERS SIÈCLES. 261
Abercius ou Avirkios Markellos, qualité par Eusèbe du titre d'évêque de Hiéropolis, laissa en Phrygie un souvenir durable; son nom est intimement lié à l'histoire de la défense de la foi contre l'erreur des montanistes phrygiens. L'unité et la pureté de la tradition apostolique fut son souci le plus précieux. Ce souci doit avant tout l'avoir attiré à Rome, car il dit dans son épitaphe que le divin pasteur, qui veille sur tous les peuples, a déterminé son voyage; il donne un solennel témoignée en faveur de l'intégrité de la doflrine dans l'église romaine et de la communion des frères dans la foi et la chanté et dans l'usage des sacrements mystérieux.
L'inscription, en parlant du sacrement de l'Eucharistie, ne veut pas être comprise des paTens, mais seulement des chrétiens, s'ils sont fidèles pour les encourager, s'ils sont hérétiques pour les humilier.C'est pourquoi elle se sert.conformémentàl'antique usage chrétien, d'expresiions .symboliques, comme, par exemple, du mot poisson pour représenter le Christ dans l'Eucharistie. La langue en porte la marque du caraftère symbolique de cette époque primitive; les mots sacrés nous en soufiflcnt l'esprit.
"Je suis", dit l'évéque dans l'inscription, " un disciple du chaste pasteur qui paît ses brebis sur les montagnes et dans les plaines et qui de son vaste regard pénètre tout. Il m'a enseigné la doctrine fidèle (du salut). C'est lui qui m'a envoyé vers Rome pour considérer le roi et la reine revêtus de l'étole d'or et chaussés de sandales d'or. Là-bas j'ai vu le peuple qui porte le sceau brillant Je vis aussi les plaines de la Syrie et toutes les villes et Nisibis du côté de l'Euplirate. Partout je jouis de Paul comme compagnon de route. Mais pour conduiElrice, j'eus constamment la foi qui me donna partout comme nourriture
Fig. 74-
p. 1 et siiiv. avec la reproduaion, pi. IIl-VI et Vil; Wilpert,i^r,i<7w>iHM(i8Q5), appendice III, p. ioj-127, avec la reproiluflion planche 17; Grisar,dans la Civillà calt., 1896. t. I, p. 117 et siiitf., avec p. 318, le texte grec rie l'inscription et la Iraduftion latine; don H, Leclercq, au fasc, I (1903) col. 64-87 du Oi^ioniiaire d'archéologie chrét. et de litur-
gie de dom Cabrol, ■•
I pi., le texte grec,
des Iradu^ions latine et fninçaise de l'ir cripilon et une bibliographie complète de la question. Un mémoire fondamental en faveur du cnradlère chrétien de l'inscription est celui deG.de Sanilis: Die Grabschrifl des Âberkiùs A?.n%\A. Zeilschrififiir kalh. Théologie, t.XXI (1897), p. 673 el siiiv.
202 LIVRE r. CH. VI. ÉVÊQUES ROMAINS JUSQU'A LA FIN DE L'EMPIRE. [N" 197.
le poisson de la source, le puissant, le pur pris par la Vierge immaculée. Elle l'a constamment donné pour nourriture à ses amis apportant le vin pur méié à l'eau et l'offrant en même temps que le pain " '. Différentes expressions de cette inscription sont comme un écho des catacombes romaines; elles sont comme des épigraphes aux représentations symboliques qu'Abercius a manifestement vues dans les lieux du culte de la reine par lui célébrée. Aujourd'hui encore nous contemplons d'un œil émerveille J ces modestes œuvres d'art L'archéologie en fait 1 remonter avec raison quelques-unes à l'époque du a voyage d'Abercius à Rome.
8 Parmi ces monuments nous remarquons d'abord
4 dans la crypte de Lucine, à la catacombe de Calixte, £ le poisson eucharistique; ce tableau significatif nous i montre par deux fois le poisson divin consommé par
5 les fidèles et devant lui, pour en rendre le sens plus g certain à l'initié, !a figure du pain et du vin. Il y a ■g^ aussi la célèbre scène du festin eucharistique dans S la chapelle dite grecque de la catacombe de Priscille ^ et qui représente le chef de la communauté à table « avec six personnes, rompant le pain, ayant devant •J lui le calice et les poissons, et entouré des sept cor- S beilles mystiques contenant les pains. C'est un m tableau nouvellement découvert et remontant aux !• . premières années du deuxième siècle (fig. 74'). 11 y ■g a encore d'autres monuments analogues dans les J antiques épitaphes chrétiennes; donnons-en pour
-\ S exemple la fig. 753 qui repré-ijente l'Eucharistie
comme signe de la résurreftion, symbolisée par les deux poissons et les cinq pains du récit évangélique de la multiplication des pains Nous rencontrons maintes fois aussi, dans les cryptes chrétiennes, l'image du bon pasteur plein de jeunesse et de beauté, de majesté et de grandeur; ses yeux s'abaissent sur le troupeau; et parfois, comme dans la catacombe de Domitille, il n'y manque pas les monts et les vallées, dont parle Abercius. Il y a enfin la " vierge immaculée qui a saisi dans la source le pois!;on puissant et pur"; c'est Marie représentée comme l'élue, la mère de Dieu, Dans un tableau de
' Voici d'après le lexle de DeSunSis, p. 674,
le passage de l'inscription qui concerne Rome: e'i; 'Piûfjiiiv [8; Ërtsi-lsv] Èfièrf im) [ij avï^p^oai xit pïii),iiio [av '.îîTï /pusûo) Tolnv ^puo [oiri- Btov] Xi4v S'eI'Ïov i [xï! iajjnpiv] jppiyEÎÎ' «''É- [jriiVTi]. Les passages entre crochets ne nous sont connus que par l'ancienne vie d'Abercius. Notre fig. 73 donne à gauche de la stèle
la partie conservée de l'original.
' Noire reptodii^ion est empruntée à Mgr Wilpcrt, l'auteur de la découverte. Le président est la première personne à gauche du spe^ateur.
' D'après Rohault de Fleuri-, Iji Af^ssf, t, I. Cf. ma dissertaiion citée à propos de la fig- 54 (P- '97, n ")■