‹ Historie de Rome et des papes au moyen ageChapitre 80 sur 165 · N° 202.] II. LA PRIMAUTÉ ET L'ARIANISME. LE PAPE DAMASE. 27I · texte numérisé non relu

N° 202.] II. LA PRIMAUTÉ ET L'ARIANISME. LE PAPE DAMASE. 27I

souscrit par 146 évéques dont les souscriptions étaient conservées dans les archives de l'église romaine ».

Il suffisait d'être ainsi reconnu par le siège de Rome pour être reçu comme évêque légitime. Au synode de Tyane, par exemple. Eustathe, évêque de Sébaste, déposé au concile orthodoxe de Mélitine, n'eut qu'à présenter une lettre de reconnaissance du pape pour obtenir sans résistance place et voix dans l'assemblée ".

Damase déploya son énei^ie contre les évêques les plus notables de l'Empire quand ils s'attachaient à l'arianisme, et en leur appliquant la peine de la déposition il manifesta sa suprématie. C'est ainsi qu'Auxence dut abandonner son siège de Milan, à cause de ses sentiments semiariens3. C'est ainsi que le pape rejeta l'éleflion au siège de Constantinople de l'hérétique Maxime le Cynique 4, ordonna une nouvelle éleiSlion et la confirma de son autorité pontificale quand le choix se fut porté sur l'orthodoxe Neftaire S. Il confirma sur le siège d'Alexandrie, le premier de l'Orient, Pierre, obligé, comme son prédécesseur Athanase de fuir et de chercher à Rome protection fi. Le second siège d'Orient, Antioche, n'échappa pas davantage à sa sollicitude. Il avait été atteint du schisme mélécien, en relations extérieures avec l'arianisme. Damase eut occasion d'y appliquer le droit du successeur de Pierre à la confirmation des évêques, malgré les longs efforts qu'il fallut pour déraciner le schisme ?.

C'est à l'occasion de ces troubles d'Antioche que S. Jérôme écrivait à Damase ces paroles célèbres : " Je ne sais rien de Vital, je rejette Mélèce, je ne connais pas Paulin (c'étaient les évêques dont il s'agissait d'examiner les titres sur le siège d'Antioche). Ne suivant personne que le Christ, je me tiens en communion avec vous, c'est-à-dire avec le siège de Pierre. Je sais que l'Église n'a été fondée que sur un unique rocher. Qui se rattache au siège de Pierre est mon homme"*.

202. Pendant cette lutte à Antioche, qui fut la pierre de touche où l'Orient entier reconnut ses sentiments unitaires, les autres grands hommes de l'Eglise tinrent le même langage que S. Jérôme. Et il y avait alors toute une floraison d'écrivains éminents.

C'est en efTet en partie sous Damase qu'est dans tout son éclat la période des Pères, marquée par les grandes luttes întellefluelles. Chrysostôme et Basile en Orient, Ambroise, Jérôme, Augustin en Occident témoignent d'un merveilleux accord dans l'afïîrmation des droits pontificaux, qu'il s'agisse d'Antioche, de mesures contre les ariens ou d'autres questions. Ils proclament que Pierre,

'Hefele, l. I, p. 743 (trad.fr., t. II, p. 125); Mansi, I. III, p. 461, les souscriptions y sont suivies de ces mots : çuorum iuàncrifiiio in autlitniUuM koMe arckivii tomanae eecUsiae

' S. Basile, Ep. 263 ad Damasum (Migne, P. Gr.yt. XXXII, col. 979).

3 Mansi, t. III, p. 459; Jatirié-Kattenbrun-

' Mansi, t. VIII, p. 749; Jaffé-Kahenbnin-

niae (Mansi, t. VIII, p. 756; Jaffé-Kaltenbrunner, n. ybi):CUmentisiimae rtcordatioms princeps Thâodosius Neélarii ordinaiiomm, fropttrea çut'a in noi/ra noliotu non esset, habere non rxistimaHsfirmilatem,missiselalere SHO aulids cum episcopis, formatam kuie a suit romana dirigt depoposcit, quoe eius sacerdolium roborarel.

' Jaffé-Kaltcnbrunner, n. 236.

' Boniface I", qua supra

■ 237- I * £P- iS ad Damasum (année 376). (Migne,

5 Boniface I", Ep. ad episcopos Macedo- 1 P. L., t. XXII, col. 356),

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le pêcheur élu, continue à régner à Rome, Pierre, le premier des apôtres. le chef de l'Église comme représentant du Christ, " Où est Pierre, dit Ambroise, là est l'Éîïlise. Ubi Petrus ibi Ecclesia " '.

C'est aussi d'Ambroise que sont les paroles adressées aux empereurs Gratien, Valentinien et Théodose par le concile d'Aquilée de 381 : ils doivent accorder leur protcélion à l'église romaine, qui est le centre " d'où sur tous rayonnent les droits de la vénérable communion"'.

203. Aux mouvements de l'arianisme se rattachèrent, aux temps de Damasc. outre le schisme d'Antioche, diverses autres seftes. Partout le primat romain entre en lutte contre elles, non pour faire parade de sa puissance, mais par la conscience du devoir qui s'impose à lui de tout faire pour l'unité de l'Égiise, Il apparut clairement alors que toute blessure faite au corps de l'Église trouvait une répercussion intime dans l'évêque de Rome. Si l'on prête l'oreille à l'histoire, l'on devra décidément reconnaître dès cette époque à la Rome ecclésiastique le rôle du cœur ou de la tête dans l'organisme de l'Église visible. Il suffira de relever ici quelques traits de la lutte contre les seules.

C'est d'une réfutation erronée et incomplète de la doctrine arienne que naquit l'apollin.irisme. L'église de Rome le condamna dans maint synode, Damase chargea S. Jérôme de rédiger un écrit dogmatique sur la question, pour être proposé, au nom du pape, à la signature des apollinaristes convertis. Dans une lettre à l'Orient qui s'était tourné vers lui avec inquiétude, Damase déclara qu'Apollinaire avait été condamné " par le jugement du si^e apostolique " 3,

C'est aussi à une fau.sse position prise contre les ariens que la sefte des lucifériens doit son origine. Damase se montrait avec raison plus miséricordieux envers les ariens que i'évêque Lucifer de Caralis (Cagliari), dont il condamna la rigueur exagérée. Mais les partisans de cet évêque obstiné firent cabale et ils tentaient de prendre pied k Rome quand S. Jérôme se mit à les combattre de toute sa puissance. Dans un traité plein de vivacité, il leur représenta quelle folie c'était à eux de prétendre faire la seule église véritable de leur petite communauté, séparée de Pierre : " Le salut des chrétiens, dit-il, repose dans la dignité du prêtre suprême; refuser de lui reconnaître une situation au-dessus de tous les fidèles, c'est partager l'Eglise en autant de sefles qu'il y a d'évêques "4.

Il n'y avait au contraire aucun lien ou du moins il n'y avait qu'un lien bien lâche entre l'hérésie arienne et le profond mouvement des priscillianistes qui portait sur le terrain moral et qui eut son siège en Espagne et en Gaule. Il jette ses fils dans la direction de Rome et ses chefs reconnaissent d'une manière indubitable les droits du primat. Parmi les traités, récemment découverts, attribués à Priscillien, il s'en trouve un, adressé à l'évêque de Rome, Damase. Il lui expose son cas, parce que, dit-i!, le pape " a le rang suprême et est le

' Im^talm. 40, n. 3o(Migne,/'. Z, t. XIV, col. 1082).

' Mansi, t III, p. 621 : indttnim inomnes veneraniiae commumonis iiira dimanant.

3 Manai, 1. III, p. 467; JalTé-KaUenbriin-

1. V, c. 10 : tvTnûea Tifirf6to< xpi'sti fï< àiromo- Xix^; xsbîSpZï... xciOiipifti) £)» rii> (ti8a«x(i).v a^TQ'j 'A^oXXivapfqj.

* Cnntra Lueifirianos, c. Q(Migne, P. L., t. XXI 11, col. 16;) : EccUiiae salui in summi

. 234; d'après Théodorel, Hisl. tut., \ laeeidotis dignilate comhtU, «

N" 204.] It. LA PRIMAUTÉ ET L'ARIANISME. LE PAPE DAMASE.

premier de tous"; c'est " la dignité de Pierre qui a élevé l'évêque de Rome k l'honneur du siège apostolique ". Condamné par le synode de Sar^osse, il réclame un jugement nouveau et impartial par le pape et son synode '.

Etranger à tout intérêt particulier, le langage du grand Basile de Césarée envers le pape est encore plus expressif. Il demande secours au siège apostolique de Rome contre les sentes des semiariens et des macédoniens, issues de l'arianisme. II voyait avec douleur, dans les évêchés, désolés sous le rapport religieux, de l'Orient, l'héritage de l'ananisme recueilli par les écoles semiariennes, avec leurs nuances multiples, et toutes couvertes du manteau de la modération. Il fut des premiers à reconnaître tout le danger de la doârine de Macédonius, spécialement dirigée contre la divinité de l'Esprit-Saint. Mais il sentait l'Orient trop épuisé pour suffire à de nouvelles et lourdes tftches. L'instinfl de la conservation le poussa, et l'Orient par sa bouche, à chercher secours à Rome près du siège de S. Pierre et dans l'Occident orthodoxe. C'est de là qu'il réclame, dans des instances multipliées, pour l'église grecque " les médecins des malades " et " les dofteurs des sains " ».

204. Dès 371 le zélé archevêque de Césarée adressa une mémorable ambassade au pape Damase pour lui exposer son désir de voir Rome envoyer en Orient des délégués, comme elle l'avait fait sous les prédécesseurs de Damase : ils auraient mission d'instruire les coupables et de déterminer chez les repentants le retour à l'Église. Damase répondit à cette demande de secours que lui apporta le diacre Dorothée par l'envoi à Basile du diacre Sabinus. Mais les lettres d'encour^ement que Sabinus apportait à l'évêque ne lui suffisaient pas : il réclama de nouveau la visite de délégués munis de pleins pouvoirs. " Xous considérons, dit-il au pape, comme notre unique moyen de salut le soin que Votre Charité prend de nous; dans les temps passés déjà c'est toujours votre extraordinaire intervention qui nous a conservés et consolés " 3.

Basile avait informé son grand ami, Athanase d'Alexandrie, de ses démarches pour obtenir l'intervention puissante de Rome r " Il nous a paru convenable, écrit-il au vénérable champion de l'Église, de nous tourner vers l'évêque de Rome, pour le solliciter d'examiner la situation actuelle"; îl annonce qu'il a représenté au pape que dans l'impossibilité de tenir à Rome un synode, il n'a qu'à faire usage de sa puissance propre pour déclarer nuls dans tout l'Orient les décrets du synode hérétique de Rimini *.

Il y avait comme un pressentiment du schisme qui devait s'abattre sur l'église grecque dans cette insistance de l'un de ses plus grands hommes à

' Liàer il ad Dainasutn episcopum : Senior omnium itosirum es et plus loin : Om~ nium senior et primus {éd. Schepss, Corpus scripi. ecc/.iatiii.,l.XVm,p. 34). Cet appel au pape rend l'attribution à Priscillien de cet écrit moins contestable que les autres dont Scbepss lui fait honneur. CC Michael, dans la Zeilsckrifl fur kalk. TkeoL, t. XVI (1891), p. 692 et suiv.; L XVIII (1894), P- 190 et

'Lettres 66-70, 89-91, etc. (Migne P., Cr., t. XXXII).

' Ep. 70 «rf Damasum (Migne, P. Gr., Hi«(. de Rome. — 18

t. XXXll, coL 433). Us paroles citées ont été rappelées par Léon XIII à l'occaMon de ses efforts pour provoquer le retour à l'unité de l'élise grecque (allocution coasistoriale du 38 février 1879, à l'intronisation du patriarche babylonien, de rit chaldéen).

* Efi. 69 ad Athanai. (Migne, P. Gr., t. XXXII, col. 431) : iipàvT, Si ^ii»fv àxtaouSov iitiTttt/.ai Tcô titiaxdTTiji 'PiûfiTi^, ÉTrisiiijurto; {vraûSa etc. Diverses raisons firent traîner en longueur les négociations avec Rome, et éveillirent chei Basile l'humeur qui se manifeste dans d'autres lettres.

274 LIVRE l.CH. VI. ÉVÊQUES ROMAINS JUSQU'A LA FIN DE L'EMPIRE. [N" 20S.

proclamer ce besoin d'un secours pour l'Orient, à tourner vers Rome et l'Occident un regard anjtieux comme \ers le seul point d'appui.

Il fallut que l'arien persécuteur Valens fût tombé dans un combat contre les Goths, et que le grand Théodose fût devenu le maitre de l'Orient pour que, sur son invitation, un concile se réunit à Constantinople (381) contre les Macéd oniens et les autres sefles ariennes. Cette assemblée a pris le second rang sur la liste des conciles œcuméniques. Avant tout, le concile porta condamnation solennelle de la doflrine macédonienne, négative de la divinité de l'Esprit- Saint L'attitude du primat romain vis-à-vis de cette assemblée conciliaire est remarquable à plus d'un titre. Il n'y avait point eu convocation d'un synode général de l'Église, mais simplement des évêques d'Orient dépendant de Théodose Rome, qui n'avait eu aucune part à la convocation, n'eut pas davantage à prendre la présidence de l'assemblée. Le synode trouva la question fondamentale, celle de la divinité du Saint-Esprit, tranchée déjà par une décision du siège de Rome; Damase s'était énergiquemcnt déclaré contre la fausse doftrine de Macédonius, notamment à un concile romain. On connaît aujourd'hui l'admirable texte de sa sentence en la matière; c'est la belle et claire formule sur l'Esprit- Saint qui est en tête de la décrétale dite de Géiase sur les livres canoniques, formule où l'on a eu raison de voir dans ces derniers temps une œuvre de Dama.se'. Le concile de Constantinople s'engagea résolument dans la voie ouverte par Rome.

C'était, en théorie, la fin de l'erreur. En Occident, la négation de la divinité de l'Esprit -Saint n'avait jamais d'ailleurs eu de défenseurs particuliers.

C'était donc un projet inutile que la pensée qui se fit jour chez quelques évêques d'Occident de réunir à Rome un concile généra! '. Il était pleinement suffisant que les évêques du grand synode oriental, réunis de nouveau à Constantinople, envoyassent à Rome des délégués : ce furent Cyriaque, Eusèbe et Priscien 3. Ils les chargèrent d'exposer au chef de l'Église et à l'église d'Occident ce qui s'était passé et la situation de l'Orient. Photîus prétend ■» que Damase aurait confirmé les mesures du synode pour la défense de la pureté de la foi. Ce que nous avons dit montre que le concile n'avait pas besoin d'une confirmation formelles.

205. Les Grecs ne communiquèrent jamais complètement au siège de Rome les décisions du synode de 381; ils avaient à cette conduite une raison importante. C'est que dans ces décisions .s'en trouvait une qu'ils n'avaient pas envie de déclarer à Rome : c'était le 3* canon, qui élevait arbitrairement et contre le droit le siège de Constantinople aux dépens des deux premiers sièges d'Orient.

■Hcfele, t I, p. 739> 740 (trad. fr,, t. II, p. 121, 122) (synodes romain^ de 36g et 374); JtffTé, p. 38 et dans les Addtnda, p. 691. Les anathèmes dans Constant, Rp. rom. ponl., p. $16; Mansi, t. m, p. 481; Denzinger, Enchiridion, p. II et suiv. (réimpression mauvaise). — Le décret sur le Saint-Esprit (<iébut ; Di^um est [a lytiado] : Frius a^endum est de Spiritu seplifermi; fin : annuii- Habit vabis.) au [. III, p. 462 de Mansi.

Cf. Thiei, De decretali GrlasH P. de redpiendis lîiris (1866); Epist. rom. pont.,^. 53

et suiv. et 454 ; Friedrich, Drei unedirle Concilien, mit eintm Anhattg iiber dai Decretum Gelasii (1867I; et dans les Sitsuiigsbericktt de l'Académie bavaroise, pkil.-kist. Klasse, 1888. t. I, p. 54 et suiv.; Hcfcle, t. Il, p. 61S et suiv. (trad. fr. t. III, p. 119 et suiv.).

' Mansi, t. III, p. 630 et suiv.

3/(S/rf., p. 582.

'Ibid., p. 595.

^ Sur la prétendue confirmation, Funk, Hi^lorisckes Jahrbuch, t. XIV (1893), p. 497.

N" 206.] iri. DÉCISIONS DE DAMASH SUR L'ÉCRITURE SAINTE.

En voici le texte : " L'évêquc de Constantînople aura la préséance d'honneur, aussitôt après celui de Rome, parce que cette ville est la nouveUc Rome". La condamnation de cette mesure en Occident ne pouvait faire doute. Assurément les Orientaux y rendent un témoignage d'honneur à la préséance du siège de Pierre; ils reconnaissent à l'évéque de Rome le premier rang dans l'Église. Mais en élevant au-dessus d'Alexandrie et d'Antioche Constantînople, jusqu'alors simple évéché, ils blessent l'antique hiérarchie des églises. Ils attribuent en outre à l'évéque de Constantînople tout le diocèse de Thrace, naguère dépendant de l'évéque d'Héraclée. Résidant à l'ombre du trfine impérial, l'évéque de la nouvelle Rome pourra ainsi avec le temps devenir l'évéque de l'empire d'Orient, obtenir la juridiflion spirituelle sur l'épiscopat d'Orient; et c'est là qu'en effet tendront par la suite les efforts des évoques et plus encore des empereurs de Constantînople. A ce concile de 381 l'avenir projette déjà son ombre sur la lutte glorieuse contre i'arianismc '.

L'attitude nette et ferme que prit l'élise de Rome vis-à-vis de ce canon atténua le danger qui en résultait et mit de nouveau en lumière la primauté des papes.

Pendant longtemps l'église de Rome refusa de reconnaître ce bouleversement de l'ancienne hiérarchie. Nous avons là-dessus les témoignages de Lucentius, légat du pape au quatrième concile œcuménique ', et celui des papes Léon le Grand 3 et Grégoire le Grand 4. Et si les circonstances obligèrent Grégoire de concéder à l'évéque de la cour le titre patriarcal et de lui attribuer une certaine préséance sur les autres patriarches, il se refusa néanmoins de lui reconnaître formellement une haute juridiflion sur les diocèses d'Orient

L'influence décisive du primat de Rome se manifesta encore dans l'acceptation des résolutions dogmatiques du même concile. Les papes les considérèrent en tout temps comme l'expression du dogme et leur assurèrent la force nécessaire : Vigile nomme œcuménique le synode de 381 ; Grégoire le Grand l'honore delà même manière; c'est expressément à cause de ses décrets dogmatiques qu'il le met au nombre des quatre conciles œcuméniques (antérieurs au VI« siècle, car il ne fait pas mention du cinquième) et il dît qu'il les estime tous les quatre comme les quatre Évangiles; tous ont droit au même respeft que la parole de Dieu 3.

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