‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 131 sur 303 · D^-i'?Nn *in. Exode, m · texte numérisé non relu

D^-i'?Nn *in. Exode, m

Le Sinaï est, en quelque sorte, la montagne de l'Egypte. L'Egypte proprement dite n'a pas de montagnes \ Ce qu'on appelle chaîne Arabique, chaîne Libyque n'est qu'une apparence; ces hauteurs uniformes n'ont pas de revers; ce sont les berges d'une grande vallée d'érosion. La mer Rouge, long canal dans un désert, ne crée aucune différence entre ses deux rives. Le Sinaï est ainsi, dans toute la région saharienne, une chose unique, un accident isolé, un trône, un piédestal pour quelque chose de divin. L'Egypte, renfermée dans sa vallée et si peu attentive à l'aspect du monde, n'y pensa guère ; mais tous les nomades voisins de l'Egypte en furentprécoccupés. Le Horeb ou Sinaï fut, depuis la plus haute antiquité, l'objet d'un culte religieux pour les populations d'origine hébraïque ou arabe qui rôdaient dans ces parages l On y allait en pèlerinage \ Les Sémites d'Egypte venaient fréquemment y offrir des sacrifices K Ils croyaient que leur dieu demeurait là. La montagne sainte répandait la terreur à une grande distance à la ronde. On

1. n faut excepter le Djébel-Ataka et ses prolongements vers le couvent de Saint-Paul, qui sont, en quelque sorte, des petits Sinaï.

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