Job, I, 6; II
généralissime de ses aimées, un sar-saba , un séraskier, qu'on rencontrait quelquefois, Tépéenue à la main, et qu'on n'abordait qu'avec tremblement. Bien plus considérable était l'ange ou messager (Maleak), chargé d'abord de porter les ordres de lahvé, et qui bientôt devint un grand vizir, partageant les pouvoirs de lahvé. Dès un âge fort ancien^, en effet, lahvé eut à côté de lui une sorte de dédoublement de lui-même, qu'on appelait Maleak lahvé \ c'était comme sa face, son parèdre, son aller ego, La religion phénicienne présente des idées presque semblables. La face du dieu est distincte du dieu lui-même ^ De plus, le Maleak lahvé des Hébreux peut bien avoir son analogue dans le Malak-Baal, le Malak-Asloret de l'épigraphie phénicienne*. Il n'est même pas sûr que le Moloch ou Milk de la religion chananéenne ne