‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 209 sur 303 · Josué, V · texte numérisé non relu

Josué, V

2. Cantique de Débora, v. 23. U est vrai que, dans ce texte, conservé longtemps de mémoire, et où le rythme n'est pas dér licat, l'expression miT» "jN^D a pu être postérieurement substituée à mn\

3. Le biO'jD, si fréquent à Cartilage; le uh^ des inscriptions araméennes, etc. Voir ci-dessus, p. 189.

4. Corpus inscr. semit.t 1'" part., n"» 8, 123 et 123 bis, 147, 194, 195, 380; Berger, l'Ange d'Astarté, (Paris, 1879); Stade, Zeitschrift, 1886, p. 332-333.

doive pas son origine au même ordre d'idées \ qui paraît avoir dans la théologie égyptienne son origine et son explication. Selon cette théologie, dont rinfluence fut si forte dans la région chananéenne, le double du dieu, c'est le dieu lui-même. On s'adresse à ce double comme au dieu. On trouve à Thèbes des invocations au double d'Ammon. Ailleurs, le double de Ghons figure en lieu et place de Ghons ^

Le Maleak lahvé n'est souvent qu' « un homme de Dieu ^ )>, envoyé par lahvé pour un objet déterminé. Dans la plupart des cas, cependant, le Maleak ne se distingue pas de lahvé lui-même*. A une époque plus récente, cela donna lieu à un abus de style des plus singuliers. Les piétistes de Juda trouvèrent messéants certains passages des anciens livres où lahvé agissait en homme et se compromettait en des aventures que l'on trouvait trop vulgaires. On prit l'habitude, dans ces caslà, de substituer, le Maleak lahvé au mot lahvé. L'ange de lahvé fut l'agent divin, dans toutes les

1. "|?D peut être pour "|N^D, comme ^ii-^, en arabe, pour liJ^, surtout dans le Coran.

2. ChampoUion Monum., t. I, pi. LXXXIV; cf. Maspero, dans le Recueil, t. I, p. 156 et suiv.

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