‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 210 sur 303 · Gen.jXVi, 7,. 13, etc · texte numérisé non relu

Gen.jXVi, 7,. 13, etc

circonstances où lahvé se trouvait en rapport avec rhomme.

Les Samaritains et les Juifs alexandrins, Joséphe et les judéo-chrétiens exagérèrent encore cette manie théologique. On en vint, dans presque tous les vieux récits, à substituer à Dieu cette espèce de seconde personne de Dieu. Le (( nom » joua un rôle analogue. Le nom de la personne, c'est la personne elle-même*. Le mot sem devint ainsi un équivalent delahvé\ surtout chez les Samaritains^ On voit facilement comment les théories du Verbe et de la Trinité devaient sortir de telles habitudes de langage. C'était le commencement de cette théologie des hypostases où le monothéisme sémitique s'est jeté pour tirer de son sein la variété et la vie, qui lui étaient interdites, faute de mythologie \

Quelquefois ces divisions hyposlatiques allaient

1. Exode, XXIII, 21 ; I Rois, m, 2; viii, 17, 20, 29; II Rois, m, 27; Isaïe, XXX, 27; Ps. Liv. 3, et fréquemment dans les Psaumes.

2. Gesenius, Thés., p. U33. Comparez le nom :^T»Dl!^ pour i»T'in\ peut-être DV^2, pour nnj.

3. Les Samaritains substituent toujours H'D^V au mot îTin^ Les juifs écrivent aussi Dl^n pour mn"'.

A. Voy. Origines du christianisme, I, 257 et suiv.; V, 415; VI, 64 et suiv. .

plus loin encore * : lahvé apparaissait indivis de ses habérim ou maleakim ^ et conçu comme un avec eux. En voyage, surtout, il aimait à se découpler, se laissait recevoir, héberger, nourrir. A ceux qui trouvaient étrange que lahvé pût ainsi manger et boire, on répondait que ce n'était pas lahvé; c'étaient ses maleakim. La forme propre de lahvé, en effet, n'est jamais la forme humaine. C'est une espèce de dragon, mugissant le tonnerre, vomissant la flamme, soufflant la tempête; c'est le rouah universel sous forme globale, une sorte de masse électrique condensée. lahvé agit à la façon d'un agent universel. Il mange le sacrifice, au moment où la flamme le dévore. La flamme, en ce cas, est souvent spontanée; elle lèche les morceaux de victime étendus sur le rocher, et les fait disparaître. Quelquefois deux larges narines se dilatent audessus de la fumée du sacrifice pour la humer^ D'autres fois, on voit le Dieu monter dans la flamme du sacrifice; il disparaît avec la langue de feu qui s'élève de l'autel*. Alors on a vu réellement lahvé, et on est sûr de mourir *.

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