‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 211 sur 303 · Juges, VI, 22 et suiv. ; xiii, 22 et suiv · texte numérisé non relu

Juges, VI, 22 et suiv. ; xiii, 22 et suiv

Mais il n'est pas rare que lahvé, quand il veut se révéler aux hommes, use de déguisements. 11 se fait Protée et Vertumne. Alors il est particulièrement batailleur. On le rencontre dans des coins déserts des pays qu'il affectionne; il essaye de vous tuer, il veut du sangi. Ou bien, dans le cauchemar des mauvaises nuits, on s'imagine lutter contre lui. On sue, on s'épuise contre une force inconnue. Cela dure toute la nuit, jusqu'au lever de l'aurore. Alors on se réveille énervé; on a luUé contre lahvé ou contre son maleakK C'est ce qui arriva à Jacob, et de là sans doute l'expression Abir Jakob, « le Fort de Jacob » ou Abir Israël^, pour désigner Dieu. Le maleak était la fiction par laquelle l'être informe ou difforme rentrait dans l'ordre des êtres visibles et finis. En général, la règle, quand on soupçonnait la présence du maleak, était de lui servir un copieux repas *.

En général, lahvé est insaisissable, imprévoyable. A peine, sous les caprices de ce bizarre agent électriforme, le dieu juste que lahvé sera un jour se laisse-t-il deviner. Le lahvé du temps des Juges

Page 1