Familles de Gétléon, de Saûl: larébaal, Esbaal, Milkisua
nous apparaissent, il est vrai, comme très attachées au culte de lahvé. Débora, si le texte de son cantique n'est pas faussé, aurait été déjà pleine de cette idée que les malheurs du peuple, surtout les guerres, sont la conséquence d'infidélités, de faiblesses pour les dieux étrangers ^ Mais le passage en question paraît altéré. Les faits de Gédéon, de Mikah, des Galaadites, des'Danites du Nord^, nous montrent combien la religion était encore éparse, peu régularisée. La plupart des tribus tenaient Lihvé pour le dieu protecteur d'Israël; lahvé était à peu près le seul dieu à qui l'on demandât des oracles ; mais on lui donnait pour compagnons les dieux du pays ; on invoquait Baal et Milik, concurremment avec lui. On adorait ce dieu, déjà susceptible et jaloux, sur les autels en plein air souillés par les indigènes; on l'associait à des cultes impurs. Savait-on même bien toujours si les sacrifices s'adressaient à lahvé, ou à Baal, ou à Milik? Ces mots étaient presque synonymes. Dans tout cela, on le voit, rien qui annonçât la religion de l'esprit. Les images, ou plutôt les ustensiles de bois et de métal qui servaient à la divination, devenaient des objets d'exploitation hon-