‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 38 sur 303 · II Rois, XVII, 25 et suiv · texte numérisé non relu

II Rois, XVII, 25 et suiv

à une certaine époque : le Salm ou le Baal ou le Moloch de tel endroit*, pour désigner le point central d'un culte, n'était peut-être pas encore employée; mais on s'y acheminait. Jacob voit en songe (de Dieu de Béthel » ^ Il rend hommage au lieu de l'apparition, en dressant un cippe et y versant de l'huile \ Le lieu saint remonte aussi à la plus haute antiquité des cultes sémitiques.

La conséquence de tout cela était un certain éclectisme religieux, dont nous avons le type dans la précieuse inscription trouvée à Teïma, au centre de l'Arabie*. Salmsézab, l'auteur de cette inscription, non seulement stipule son droit de faire en pays étranger des sacrifices à son dieu personnel, dont il est prêtre et dont le nom entre dans la composition du sien; mais il veut que les dieux de ces

1. Inscr. de Teïma. Une telle formule est très commune dans l'épigraphie araméenne. Voir Corpus inscr. semit., 1"^ partie, 183, 365-366; Constanline, Costa, 12; inscription d'Altiburos {Journ. asiat., avril-juin 1887); de Vogiié, Syrie centrale. Inscr. semit.y p. 107, iU. — Cf. Jérémie, u, AL

2. Gen.. xxxi, 13, hun'^n bxn. Sur la question grammaticale, voirGesenius, Lehrg.,]^. 657-658.

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