‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 39 sur 303 · Gen., XXVIII, 18 et suiv · texte numérisé non relu

Gen., XXVIII, 18 et suiv

i. Revue d'arch. orientale {l. c). Comp. la curieuse inscription sabéenne de Medaïn-Salih, n" 29 (D. II. Mûllcr, (Est. Monatsschrift fur den Orient, nov. 1881, p. 279.)

pays étrangers, dont il reconnait le pouvoir, aient pour agréables les sacrifices qu'il offrira à son dieu personnel et les tiennent pour offerts à eux-mêmes. Bien plus, il veut que le lieu saint consacré à son dieu soit sous la protection des dieux de Teïma; il fonde en terre étrangère le culte de son dieu personnel, et il constitue, sur ce qu'on peut appeler le budget des cultes du pays où il se trouve, un capital déterminé (en palmiers) pour le culte de son dieu personnel. Les dieux de Teïma acceptent ce singulier compromis, s'en font les garants, et accordent leur protection à Salmsézab. Jacob n'est pas moins naïf àBéther : « Si lahvé est avec moi, et qu'il me garde dans le voyage que j'entreprends, et qu'il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir, et que je revienne sain et sauf à la maison de mon père, lahvé sera mon dieu, et cette pierre que j'ai érigée en cipse sera Beth-élohim, et tout ce que lahvé me donnera, je lui en payerai la dîme. » Des faits de ce genre durent être communs à l'époque où les tribus sémites nomades vivaient partagées entre le culte des dieux de famille et le culte des dieux provinciaux, ayant une juridiction en quelque sorte territoriale. Ruth la Moabite, passant

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