Gon., xxvin
en terre israélite, adopte purement et simplement le dieu d'Israël ; mais des chefs de famille, des personnages considérables étaient sans doute plus difficiles, et cela devait souvent donner lieu à des contrats assez compliqués. Peut-être sous le règne de Salomon, se produisit-il à Jérusalem plus d'une convention de ce genre. Peut-être même le temple de Salomon vit-il des Tyriens sacrifier à Baal, avec la prétention que ces sacrifices ne fussent pas désagréables à lahvé.
Ces choix individuels, ces particularisations de la notion divine, si contraires à l'idée que les Sémites ont définitivement fait prévaloir par le judaïsme et l'islamisme, n'empêchaient pas les élohim groupés en dii consentes de former une puissance supérieure, que tous redoutaient. De quelque tribu que l'on fût, on admettait leur domination suprême; on les craignait; on les croyait capables de punir des crimes dont les hommes ne sauraient jamais rien^, si bien que la crainte des élohim (ou d'ÉIohim) prévenait beaucoup de mauvaises actions. Ils voyaient toute chose, étant répandus partout, et par conséquent ils connaissaient et poursuivaient une foule de méfaits qui échappaient à la