Corpus inscr. semit., 1" partie, n
La géographie linguistique de la Syrie était dès lors arrêtée pour longtemps. La langue que nous appelons l'hébreu, caractérisée par l'article h, l'état construit, le pluriel en im^ l'absence des terminaisons emphatiques, les passifs intérieurs, etc., était parlée sur la côte, d'Aradus à Jaffa, dans toute la Palestine et la Célésyrie jusqu'à Hamath. L'araméen était parlé k Damas, sur le versant de l'Anti-Liban, dans la région d'Alep, dans le Paddan-Aram et dans les déserts de l'Arabie du Nord. L'arabe existait sans doute, avec tous ses raffinements grammaticaux, dans le centre de l'Arabie, vers la Mecque ; mais il était tout à fait inconnu dans les pays dont nous avons à nous occuper. Il est probable que les Ismaélites et les tribus céthuréennes parlaient un dialecte hébreu ou araméen, et non l'arabe dans le sens que ce mot a pris depuis l'islam*.
L'hébreu phénicien avait sans doute des dialectes. Les peuples térachites devaient tous parler des idiomes à peu près identiques^; mais, entre le phénicien et l'hébreu, lesdifîérencesétaientréelles^