‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 75 sur 303 · LES BENI-JACOB OU BENI-ISRAEL · texte numérisé non relu

LES BENI-JACOB OU BENI-ISRAEL

Au sein de ces tribus nomades, parlant toutes la même langue et professant à peu près les mêmes cultes, les alliances et les pactes se faisaient et.se défaisaient sans cesse*. 11 n'était pas rare que des groupements nouveaux se formassent, portant des noms qui n'avaient pas été entendus jusque-là. La religion était la cause ordinaire de ces sortes de schismes. Un instinct profond portait l'Hébreu à la religion la plus épurée; mais la foule n'était pas capable de tant d'élévation. Elle cédait sans cesse aux influences démoralisantes du dehors. Les sacrifices humains, surtout, devaient provoquer des sécessions fréquentes. Quand les masses, afFo-

i. Inscription de Teïma. Revue d'archéol, orientale, l'» année, p. 43 et suiv.

lées par quelque signe prétendu de la colère céleste, faisaient passer par le feu leurs premiersnés, les puritains se retiraient pour ne point porter la solidarité d'une pareille horreur. Les pratiques idolâtriques provoquaient également de vives luttes. Le fait de porter la main à la bouche, quand le soleil ou la lune étaient dans tout leur éclat, passait pour sacrilège*. Les hommes sérieusement pieux juraient ne connaître que El, ne vouloir recevoir que de lui la protection, la direction et la récompense. De là ces nombreuses tribus hébraïques ou arabes dont le nom marque un rapport tout spécial de clientèle envers El - : Ismaël, « celui que El exauce » ; Ragiiël, i celui dont Dieu est le pasteur ouTami)) ; Irhamel, a: celui dont El a pitié y> ; Beihuël et Adabel, dont la signification est obscure; avec les dérivés ethniques Ismaéli, Irhaméli^, etc. Souvent dans ces sortes de noms, El se retranchait. On disait Irham pour Irhamel; Caleh pour Calbel\

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