‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 87 sur 303 · DWÏi: ï]DD. 11 Rois, xir · texte numérisé non relu

DWÏi: ï]DD. 11 Rois, xir

on l'entoura au fait d'avoir immolé un chevreau à la place de son fils, dans une circonstance qui réclamait le sacrifice de ce dernier ^ Le fait d'immolations réelles ne fut point rare chez les Phéniciens^ surtout chez les Carthaginois^ Les Hébreux ou Térachites se souillèrent aussi quelquefois de cette abomination*. Dans les cas de danger pressant, en Phénicie, à Garthage, au pays de Moab, les souverains et les grands faisaient, au cruel préjugé populaire, le sacrifice d'une personne chère ou de leurs fils aînés. Nous en voyons un exemple frappant chez les Moabites, vers les temps d'Élie et d'Elisée. L'exemple de Jephté et la légende sur le sacrifice d'Abraham montrent que les Beni-Israël ne furent pas plus exempts que leurs congénères de ce rite odieux.

Nous croyons que la dangereuse idée de l'offrande des premiers-nés, ne porta ses fruits qu'à l'époque nationale, quand le peuple fut établi en Ghanaan et que lahvé fut son dieu local, comme Gamos était le dieu local de Moab. La religion nationale est toujours la plus sanguinaire. Dans l'élohisme primitif,

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