Jos., Ant., XIII, IX
"2. Jos., Ant., Vil, XV, 3.
Des Otages furent livrés, parmi lesquels le propre fils de Jean. Les murs de Jérusalem furent abattus. Le roi se retira, après avoir, dit-on, témoigné de son respect pour le culte juif*. Il est possible aussi que l'action des Romains n'ait pas été étrangère à la façon inespérée dont Israël échappa à une épreuve qui aurait pu être la plus grave de celles qui l'avaient atteint^
Ce qui semble bien probable, c'est que Jean Hyrcan fit des réflexions pendant le siège et se réconcilia avec Antiochus Sidétès. De ce moment, en effet, jusqu'à la mortd' Antiochus (128 av. J.-C.)% ils paraissent dans la meilleure amitié. Jean Hyrcan reçut magnifiquement le roi de Syrie dans Jérusalem, et l'accompagna avec ses troupes dans sa grande expédition contre les Parthes*. Le roi de
1. Jos., Ant., XIII, VIII, 2-3; B. J., 1, ii, 5. Josèphe ne peut plus désormais être contrôlé par le premier livre des Macchabées, qui, tant de fois, nous l'a montré en flagrant délit d'arrangements sentant la légende. Porphyre (dans Eus., Chron., édit. Schœne, 1, 255 ; Mûller, Fragra., III, p. 712) raconte la chose tout autrement : Hic Judœos vi subdidit, obsessœque urbis evertit, vioenia et gentis optimales occidit. Cf. Diod. Sic, XXXIV, 1 ; Justin, XXXVI, i, iO\ Judœos... subegit.
2. Comp. Jos., XIII, IX, 2; XIV, x, 22. Cf. Schûrer, p. 206-207.
3. Date très controversée. Voir Saulcy, Sept siècles de l'hist. jud., p. 139.