I. I Macch., XV
!2. Aujourd'hui Harbet-Kakoun. Saulcy, Sept siècles de l'hist. jtid., p. 135. Jos., Ant., XIII, vin, 1 ; B. J., I, ii, 3-4. Les circonstances romanesques de Josèphe sont écartées par I Macch., XVI, U-16.
boub, cette famille montra, en ses premiers temps, des mœurs supérieures à celles du monde syrien à cette époque. On n'y trouve pas d'abord ces horribles drames qui remplissent l'histoire du temps ; mais bientôt le milieu ambiant prédomina, et la famille asmonéenne compta presque autant de crimes que les plus mauvaises dynasties des pays environnants.
Antiochus Sidétès tenait absolument à conserver ses droits sur la Judée, au moins sur les villes annexées par Jonathan et Simon. Il vint mettre le siège devant Jérusalem, qui fut énergiquement défendue. On fut à la veille de voir compromises toutes les conquêtes des frères asmonéens. Heureusement, Antiochus Sidétès montra beaucoup de modération. Il borna ses exigences aux conditions premières : payement d'un tribut pour Joppé et les villes annexées, ou reprise de ces villes* ; garnisons grecques dans ces villes; pour les Juifs, liberté de vivre selon les lois de leurs pères. Les garnisons furent évitées au moyen d'une somme de cinq cents talents, dont trois cents furent soldés tout do suite. Les deux cents autres furent tirés des fouilles que fit faire Jean Hyrcan dans le tombeau de David*.