‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 118 sur 243 · Editions de Fritzsche, de Hilgcnfeld, etc · texte numérisé non relu

Editions de Fritzsche, de Hilgcnfeld, etc

2. Les ressemblances entre Ps. Sal. xi et Raruch, 5, ne prouvent pas grand'chose. Tous les deux copient des écrits plus anciens.

;{. Voir ci-dessus, t. IV, p. 170-178.

i. Ps. Sal.t I, G et suiv. ; ii, "1 et suiv. ; vui, 12 et suiv. ; xvii, fi. Notez surtout ce dernier passage, ta i-^ix toû 6ioû JixpTfaÇiv, &ùx SvTe< xXrpcvo|ii.cu Xurpo^jx^veu.

peine qu'éprouve un dévot à voir exécutées négligemment par les prêtres les cérémonies où il met son cœur. Les offrandes de ces mauvais prêtres sont souillées par leurs propres souillures ; ils vont à l'autel dégouttant de sang. Il est sûr que les temps de llyrcan II étaient bien propres h exciter une pareille aversion. Ce vieux grand-prêtre dégommé est maintenant chez les Parthes, où il se demande par quelles bassesses il pourra décider l'ennemi de sa famille à le rappeler k Jérusalem. Les oreilles coupées sont un grand obstacle; car la loi veut que le grand-prêtre soit intègre de corps. Mais on trouvera peut-être un docteur pour décider le contraire... Vit-on jamais sacerdoce plus abaissé ?

Ce sentiment de rage contre le sacerdoce asmonéen, nous le retrouverons dans bien d'autres écrits du temps, dans l'Assomption de Moïse, dans la Petite Genèse, dans certaines parties du livre d'IIénoch. Les gens pieux qui écrivaient ces livres étaient des laïques, qui faisaient beaucoup mieux l'œuvre d'Israël que tout le personnel du temple. Les piétistes étaient anti-cléricaux. Leur temps se passait évidemment à médire de leurs prêtres. On comprend que, devant une pareille décadence du sacerdoce, les pharisiens écœurés aient vu sans

regret la substitution de la domination étrangère à une dynastie tombée dans le discrédit, que les esséniens, devant de tels scandales, se soient retirés dans leurs tranquilles agapes, que les visionnaires du temps, les auteurs du Psautier de Salomon, de l'Assomption de Moïse, aient regardé la fin tragique des Asmonéens comme un juste jugement de Dieu.

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