‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 12 sur 243 · II Macch., XII, 38 et suiv · texte numérisé non relu

II Macch., XII, 38 et suiv

de la faute dans le sort de ceux qui avaient péri. Ensuite il fit faire une collecte et envoya deux mille drachmes à Jérusalem pour un sacritice expiatoire. C'était une belle et louable action, supposant la résurrection. Car s'il n'avait pas espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient, il aurait été superflu et ridicule de prier pour les morts. Mais si l'on considère la belle récompense réservée à ceux qui meurent pour une cause, c'était une pensée sainte et pieuse que de faire ces expiations pour les morts, afm de leur obtenir l'absolution de leurs fautes.

Voilà du saint Paul. La croyance pieuse marchait à pas de géants, tandis que le judaïsme bourgeois ne sortait pas de sa correction routinière, de sa foi exagérée h la valeur des pratiques. Par le style et les idées, Jason de Cyrène donne la main à l'Évangile. L'apparition et le rôle de Jérémie* pourraient se trouver dans un des synoptiques. Jason de Cyrène ne parle jamais du Messie personnel ; mais il montre mieux qu'aucun autre texte comment Israël couvait dès lors les croyances chrétiennes, destinées à devenir bientôt les idées de l'humanité.

. 1. II Macch., XV, 12 et suiv.

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