‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 121 sur 243 · Philon, In Flacc · texte numérisé non relu

Philon, In Flacc

d'assises à une excellente bourgeoisie. Peuple, ils ne l'étaient guère, paysans jamais ; la campagne et les pays barbares étaient pour eux comme n'existant pas; mais comme hommes d'ordre, comme sujets fidèles, ils n'avaient pas d'égaux. Ils prenaient vite racine dans le pays, et regardaient comme leur patrie les pays où ils étaient nés*. Les souverains leur conféraient des privilèges. Jalousés par le reste de la population, ils se mêlaient peu des questions dynastiques, étant toujours pour le plus fort. La fidélité au souverain légitime était une des qualités dont ils se vantaient le plus. Il est vrai qu'ils n'étaient jamais avec les révolutionnaires; mais naturellement, quand le souverain était tombé, ils ne couraient pas après lui, et ils assuraient son successeur du même attachement.

Déjà, en l'an 140, la sibylle d'Alexandrie représente Israël comme remplissant les terres et les mers'. La Syrie, Chypre, l'Asie-Mineure, les îles de la Grèce, la Grèce elle-même, Cyrène, la Crète sont déjà envahies^ La Crimée fut de très bonne

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