‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 135 sur 243 · Philon, Leg.f ad Caium, éd. Mangey, p · texte numérisé non relu

Philon, Leg.f ad Caium, éd. Mangey, p

6. Gens contumelia numinum insignis. Pline, H. N.j XIII, IV, 46. Contemnere deos. Tac, Hist., V, 5.

238 HISTOIRE DU PEUPLiE D'ISRAËL.

14 avant Jésus-Christ, les Éphésiens demandèrent que le droit de cité fût enlevé aux Juifs s'ils ne consentaient à participer au culte de Diane. La cause fut plaidée devant Marcus Agrippa, alors gouverneur d'Orient, par Nicolas de Damas, le Crémieux de ce temps-là, au nom d'Hérode, et les Juifs l'emportèrent*.

Il est certain que dans les cas où le droit de cité entraînait l'absolue isonomie, l'égalité des droits avec les citoyens, ceux-ci étaient un peu fondés à se plaindre qu'à côté du droit commun les Juifs conservassent leur statut personnel. C'est là l'éternel malentendu de la question juive. Le Juif d'ordinaire veut à la fois le droit commun et le droit séparé. La France seule, par l'organisation de 1806 a résolu la question, n'admettant le Juif au droit commun que quand il renonce entièrement à son statut personnel.

Dans toute l'antiquité, le citoyen devait être de la religion de sa ville. Cette religion, à vrai dire, entraînait de faibles obligations en ce qui concerne la foi. Les Juifs, par l'exception qu'ils réclamaient et qu'ils obtinrent presque partout, déchirèrent celte vieille loi du monde. Il est vrai que, du même

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