‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 143 sur 243 · it6U(îaIoî, Jos., .1///., XIV, XV · texte numérisé non relu

it6U(îaIoî, Jos., .1///., XIV, XV

faisait à ses coreligionnaires d'apparence toutes les concessions possibles. Une des plus importantes fut de s'être interdit, comme les Asmonéens, de mettre son portrait sur ses monnaies ^ Sur aucun des monuments qu'il fit bâtir à Jérusalem, il n'y avait d'images figurées^ Pour les mariages de ses filles, il exigea toujours la circoncision de ses gendres. L'Arabe Syllseus, qui épousa sa sœur Salomé, fut amené par lui à embrasser le judaïsme ^ Il respecta toujours beaucoup les deux pharisiens illustres Saméas et Pollion et il les dispensa du serment de fidélité*. Mais il se réservait personnellement des licences que les pharisiens devaient trouver excessives. Hors de Palestine, il n'observait pas la Loi; il élevait des temples païens; ses fêtes, même h Jérusalem, étaient des violations des préceptes les plus sacrés. Son entourage hellénique, sa vie toute grecque étaient chez un roi

1. Les monnaies d'Hérodc portent simplement BASiAEns HPnAOT, avec des emblèmes que le judaïsme ne repoussait pas. Sur i'aifflo, voir ci-après, p. 300.

2. L'aigle sur la porte du temple (Jos., Ant., XVII, vi; B. /., I, XXXIII, 1) et l'aigle sur la monnaie (Schurer, I, 327, note) paraissent devoir s'expliquer par l'hypothèse que, dans les derniers temps de sa vie, Ilérode aurait eu moins d'égards pour les préjugés de ses sujets.

Page 1