‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 179 sur 243 · Pirké ahoth, n · texte numérisé non relu

Pirké ahoth, n

2. Pour la légende de Hillel, voir Ewald, lahrb., X (1859- 1860), p. 69 et suiv.; Delitzsch, Jésus und Hillel (1866).

3. Voir Schûrer, II, p. 297-298, note, relevé des oppositions entre les deux dans la Mischna.

4. Talm. de Bab., Schabbath, 31 a. Comp. Matth., xxii, 36 et suiv.

Hillel venait, ce semble, de Babylone et réagit sagement contre les accaparements du sacerdoce de Jérusalem*. Il abandonnait aux laïques beaucoup de choses que la pratique hiérosolymitaine réservait aux prêtres. Il attribua aussi à la scolastique une importance qu'elle n'avait pas eue j usquelà, et inventa, dit-on, des règles d'argumentation-, qui sûrement ne valaient pas celles d'Aristote ^ Mais si cette méthode nouvelle put contribuer à soulager le fardeau de la Loi, que Jésus saura soulever d'une main autrement vigoureuse, que le nom de Ilillel soit béni ! Plusieurs prescriptions de la Loi furent tournées par lui d'une façon qui en diminuait les inconvénients. Le proshol, acte par lequel on diminuait l'atteinte grave portée par l'année sabbatique au crédit, fut de l'invention de Hillel *.

On a quelquefois comparé Hillel à Jésus. Tous deux paraissent avoir eu en commun un sentiment

i. Derenbourg, p. 183 et suiv. Voir surtout Talm. de Jér., Pesahim, vi, 1.

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