Miss, de Phénicie, p
3. Lysanias, Zénodore, Ptolémée, fils de Mennée, Zenon Cotylas, Zoïle, Dionysius de Tripoli, Théodore d'Amathus, Démétrius de Gamala, Marion de Tyr,
L'idée dominante du Juif positiviste, étranger aux rêves du Juif résurrectionniste, était que sa Loi était parfaite et donnerait à une société le complet bonheur, si elle était bien appliquée. Jusqu'à présent, on pouvait dire que des empêchements extérieurs s'étaient opposés à cette réalisation. A partir de l'affaiblissement définitif de la domination syrienne, de tels obstacles n'existaient plus. Israël était absolument maître de ses lois et avait une autorité pour leur application. Le bonheur du peuple fut réel, surtout sous le principat de Simon*; la Loi était rigoureusement pratiquée; le but semblait atteint. Oh ! non vraiment, il ne l'était pas. On peut dire que l'idéal juif a eu soixante ans de pleine réalité, depuis la mort d'Anliochus Sidétès jusqu'à la prise de Jérusalem par Pompée. Des tribunaux {bethdin) étaient chargés d'appliquer la Loi ; des supplices étaient ordonnés par l'autorité juive; la force publique n'était qu'executive. La distinction du spirituel et du temporel existait moins encore que du temps de la papauté temporelle. Les peuples ont cru souvent que leur code était le meilleur ; le peuple juif seul a observé comme loi d'État, pendant une période assez longue, une loi censée