‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 191 sur 243 · Ch. m, i et suiv · texte numérisé non relu

Ch. m, i et suiv

morts; leur départ est estimé comme un malheur et leur séparation d'avec nous comme une calamité; mais ils sont dans la félicité. Aux yeux des hommes, ils ont été tourmentés ; mais leur espérance est pleine d'immortalité; après avoir un peu souffert, ils seront comblés de bonheur. Car Dieu les a éprouvés et les a trouvés dignes de lui; il les a épurés, comme l'or au fourneau, et il les a agréés en holocauste. Au jour de la revanche, ils brilleront, pareils à des étincelles d'un feu de paille; ils jugeront les peuples et domineront sur les nations, et le Seigneur régnera sur eux à jamais.

Les impies, au contraire, seront punis *. L'auteur, quoique n'ayant aucun doute sur les châtiments d'outre-tombe, n'en parle qu'incidemment et avec discrétion. Il sort le moins possible du cercle des anciennes idées. Les impies sont icibas^mésestimés; leurs enfants, leurs familles tournent mal; leurs femmes sont peu considérées. Ils ont quelquefois beaucoup d'enfants; mais la vertu vaut mieux ; ces nombreux enfants mal élevés ne prospèrent pas. La longévité n'est pas toujours un bonheur, ni la mort prématurée une punition. Au fond, l'auteur tombe en plein dans le vulgaire sophisme de la]piété, voulant justifier la Providence. Ce qu'il donne comme un bonheur pour le juste, il le présente comme un malheur pour l'impie, ce qui est grâce pour l'un est châtiment pour l'autre.

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