‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 192 sur 243 · Ch. iii, 15 et suiv · texte numérisé non relu

Ch. iii, 15 et suiv

Mais sa croyance à l'immortalité lui permet une assurance interdite à l'ancien Juif. Le juste meurt prématurément; il est en repos. La vieillesse honorable ne se mesure pas au nombre des années. La vraie vieillesse, c'est la sagesse et une vie irréprochable. Tel homme accompli meurt à la Heur de l'âge. Eh bien, c'est que, parvenu jeune à la perfection il a fourni en peu detempsune longue carrière. Son âme a été agréable à Dieu, qui s'est hâté de la retirer du milieu des méchants*. Les païens voient cela sans le comprendre '. Mais, au jour du jugement, quelle interversion de rôle !

Voilù bien, sediront-ils, celui dont nous nous sommes moqués autrefois ^, et qui a été l'objet de nos railleries. Insensés que nous étions, nous estimions sa manière de vivre une folie; nous tenions sa mort pour misérable. Gomment son nom est-il dans le catalogue des enfants de Dieu et son lot parmi les saints ? Nous nous sommes donc égarés hors du chemin de la vérité;... le soleil nes'est pas levé pour nous;. ..la voie du Seigneur, nous ne l'avons point connue. Que nous a profité notre orgueil ? Que nous a valu notre richesse et toute sa jactance ? Tout cela a disparu comme une ombre, comme un bruit passager, comme un navire qui traverse la mer agitée... et dont la carène ne laisse pas de trace dans les flots; ou encore comme l'oiseau qui vole à travers les airs, et ne laisse point de vestige de son passage ;...ou bien comme la flèche qui fend l'air; l'air déchiré se rejoint aussitôt,

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