‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 207 sur 243 · xnDN'D, € parole · texte numérisé non relu

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un agent cosmique. Ces personnifications d'êtres abstraits* étaient la mode du jour. Les races les plus diverses y arrivaient, faute de mythologie, ou plutôt par suite de l'affaiblissement que l'action successive des siècles avait amené dans les facultés mythologiques.

Voilà la théorie qui, dès l'Apocalypse de Jean% pénétra le langage mystique de l'Église chrétienne, et qui, vers l'an 120 à peu près, produisit le prologue de l'Évangile attribué à Jean^ Le Logos fut la révélation permanente, le maître qui ne meurt pas, comme la lampe d'Édesse enfermée en unmur, par lequel Socrate a connu le Christ en partie*, et qui produira dans l'humanité des séries de christs, des séries de prophètes sans fin.

On voit par combien de côtés Philon côtoie la théologie chrétienne. L'action de ce remarquable penseur sur Jésus lui-même paraît avoir été nulle. Jésus ne lisait pas le grec, et des écrits du genre de ceux de Philon n'arrivèrent jamais jusqu'à lui. 11 n'en fut pas de même de la seconde et de la troi-

1. Comparez le KoXm* (n^"''D"?lp) de Sanchoniathon ; en iranien, Vïlonoicr.

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