Orig. du christ., VI, 68 et suiv
3. Jhid.; en général, voir l'index, aux mots Logos et Verbe. •l. Voir surtout ce qui concerne le Imagos de saint Justin. Orig.
du christ., M, 387 et suiv. Voir ci-dessus, p. 348.
sième génération chrétienne. La théologie judéoalexandrine triompha sous forme chrétienne; le gnosticisme en fut l'exagération maladive; les exagérations furent chassées; mais l'Église catholique, l'Église moyenne*, conserva, cette fois comme toujours, la trace profonde des particularités qu'elle avait éliminées.
Un autre dogme chrétien, celui de la grâce, se retrouve dans Philon en traits qui ont beaucoup d'analogie avec la doctrine de saint Paul. Le bien vient tout entier de Dieu; le mal vient de la matière ou des puissances inférieures qui contribuèrent avec le Verbe à la création du monde. Tout bien doit donc être rapporté à Dieu*. Se regarder soi-même comme l'auteur d'une bonne action est un acte d'orgueil ; c'est un vol accompli au préjudice de Dieu. Cette influence bienfaisante de Dieu, qui rend l'homme capable de bien, c'est làcharis, « la grâce' ». Saint Paul a-t-il lu ces passages? Nous sommes loin de le soutenir. Disons seulement qu'il y avait un terrain commun où la théologie
1. C'est le sens du mot icaôoXuco; à cette époque : commun, en dehors des sectes, le contraire de particulier. Le sens de « répandu partout > est venu plus tard.