De vita contempl.f
très avantageux, au bord du lac Maria*, sur une colline peu élevée, aussi bien cboisie pour la sûreté du lieu que pour la pureté de l'air. La sûreté est fournie par une ceinture de métairies et de villages, et la bonté de l'air provient des brises continuelles qui s'élèvent non seulement du lac à son emboucliure dans la mer, mais encore de la mer elle-même, qui est voisine. Les brises de la mer sont subtiles, celles de l'embouchure du lac sont épaisses, et de leur mélange résulte un état atmosphérique très salubre.
Les établissements de thérapeutes, selon la description que nous en donne Philon, n'étaient pas des monastères à la façon de l'Occident, ni des séries de cases contiguës; c'étaient des laures h la façon des couvents du Mont-Athos, ou des espèces de béguinages. Les cases, d'unesimplicité extrême, garnies de pauvres nattes, étaient assez éloignées les unes des autres pour que les solitaires ne pussent se gêner, assez rapprochées pour qu'ils pussent se porter secours. Dans chacune était une espèce d'oratoire appelé semnéc ou mystère^; là, le solitaire accomplissait les actes les plus sacrés de sa vie religieuse, lisait la Loi, les prophètes, les Psaumes et les autres livres sacrés. Les femmes étaient admises dans l'ordre. Elles gardaient une