‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 224 sur 243 · Schûicr, II, G · texte numérisé non relu

Schûicr, II, G

Voilà qui est capital et qui sûrement répond aux objections que les esprits sensés opposaient à cette forêt de fables qui pullulaient de toutes parts. Les gens raisonnables voulaient qu'on s'en tînt à la Bible hébraïque ancienne, qui seule, selon eux, avait été révélée. Les auteurs d'apocryphes soutenaient, comme l'auteur de la Sagesse*, comme feront plus tard les gnostiques de l'école judéochrétienne', que la révélation est continue, que les patriarches en eurent leur part, qu'il y a des livres des patriarches dans des cavernes, dans des cachettes, qu'il s'agit seulement de savoir les trouvera Celte idée, on le voit, élargissait singulièrement le cercle de la révélation ; elle faisait de la prophétie quelque chose qui marche et se développe. Il fut admis que les nebiim proprement dits, les trois grands et les douze petits, n'avaient pas épuisé la prophétie, qu'il y avait eu des prophètes avant eux. De là on était facilement amené à conclure qu'il pouvait y en avoir après eux.

Un trait important, en tout cas, est l'air de famille qu'ont entre eux tous ces livres apocry-

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