‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 225 sur 243 · Ecrits pseudo-clémentins · texte numérisé non relu

Ecrits pseudo-clémentins

3. De là le mol apocryphe, qui signifie proprement c caché ». Chald. NmnDD = àffoxpu©». De là on passa facilement au sens de mystérieux. Cf. Dan., n, 22.

phes, Hénoch, Jubilés, Assomption de Moïse, auxquels on peut rattacher le Psautier de Salomon et le Testament des douze patriarches. Ces livres se citent entre eux, se copient*. Ajoutons que ces ouvrages ont eu le même sort littéraire et partagé les mêmes causes de vogue et de discrédit, qu'ils vont d'ordinaire ensemble, qu'on les trouve dans les mêmes manuscrits ou dans les mêmes séries de manuscrits". Ces livres appartiennent évidemment à un même parti, caractérisé par ses tendances larges à l'égard du pharisaïsme et ses affinités futures avec le christianisme. Tous, en effet, restèrent dans le canon chrétien, nous ont été conservés par les chrétiens ^ Cette famille formait évidemment un cercle ayant sa littérature h part. Jésus fut certainement avec elle dans les relations les plus étroites. Si l'on veut prendre le mot essénisme dans un sens large, on peut certes

1. Voir Schûrer, II, p. 667,668; Lucins, Essenismiis, p. I;24, 125, note.

2. MAme Ifts traductions latines de l'Assomption et de la Petite Genésft ont été trouvées dans le nit^me manuscrit de Hobbio et ont été faites par le nit''nie traducteur (un Irlandais). Il est probable que les deux ouvrajjes, censés de Moïse, allaient ensemble dans les manuscrits grecs. Je suppose que la version latine est un tlième fait par qn(d(|ne Irlandais dans b; genre de Scot Erigènc ; la latinité en est tout à fait à part.

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