‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 240 sur 243 · I. Ch. vil, liomines pestilentiosi · texte numérisé non relu

I. Ch. vil, liomines pestilentiosi

"1. Le grand-prètre changea au moins quatre ou cinq fois sous Archélaùs.

3. L'usage de remplacer le mot Dieu par ft le ciel > était général à cette époque.

sible pour échapper aux tristesses du présent.

C'est l'honneur du judéo-christianisme d'avoir donné une voix au pauvre, d'avoir exprimé en termes durs, mais éloquents, la protestation socialiste contre les mauvais riches et les injustices des gens du monde. Les religions qui se prennent au sérieux comme le judaïsme, aboutissent toujours à des mouvements sociaux; car le pauvre saint homme, se sentant aimé de Dieu, se regarde comme un aristocrate et ne peut admettre que le monde soit organisé pour le seul avantage des pécheurs. Il devient ainsi un démagogue par une série d'idées fort logiques. Pour avoir ces sentiments, il n'était pas besoin d'être zélote ou essénien; on était par avance disciple de Jésus. La famille religieuse qui se groupa autour de Jésus avait ses traits caractéristiques près de cinquante ans avant Jésus.

La mythologie du Messie, si l'on peut s'exprimer ainsi, avec ses terreurs, était d'ailleurs complètement arrêtée. Élie, Jérémie, Moïse en étaient les précurseurs ou les assesseurs. Jean-Baptiste trouvera le terrain préparé ; Jésus s'en emparera. Proies sine maire crcata est une impossibilité et ne convient en rien au christianisme. La cause éloignée du christianisme, ce sont les anciens prophètes d'Israi'l. La cause prochaine, c'est le mouvement

eschatologique qui, depuis le livre de Daniel, agite si fort l'esprit juif. La cause très prochaine, c'est l'école messianique de Judée, dont les manifestes sont le livre d'Hénoch et l'Assomption de Moïse. La cause immédiate, c'est Jean-Baptiste.

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