I. Jos., Ant., XVIII, I
II. MaUh., XV, 1 et suiv. ; Marc, vu, 1 et suiv. ; Luc, xi, 38 et suiv. ; Act., VI, ii.
voiture de gens du monde, qu'il y en avait bien assez à observer dans la Loi, niaient qu'il y eût rien d'obligatoire en dehors des livres de Moïse*. On sent que, s'ils avaient pu, ils auraient encore réduit le nombre des textes divins.
Les dogmes que le judaïsme faisait en marchant, les pharisiens les adoptaient, sans s'arrêter au peu de fondement qu'ils avaient dans les livres anciens. Ils admettaient la résurrection, les récompenses et les peines futures^ le rôle exubérant des anges% l'intervention perpétuelle de Dieu dans les choses humaines*. Ils étaient le judaïsme vivant, se développant. Le dévot regarde le nombre des absurdités qu'il avale comme un sacrifice agréable à Dieu. Cette abdication de la raison, en tout cas, plaît aux femmes; elles s'attachaient avec passion ù ces rigoristes, et voyaient en eux les vrais représentants de la religion^ Bientôt l'influence d'une