Jos., jB. /., Il, VIII, 9. Derenbourjj, p. 178, note
piété douce est bonne inspiratrice. Le sectaire pieux est plus près des idées larges, même du rationalisme, que l'adhérent de l'Église officielle. Le quaker, le salutiste même sont plus libéraux que ranglican pur. C'est ainsi que deux fois, parl'essénisme et le christianisme, la destruction du judaïsme parut sortir de l'excès de la piété juive. Dans le catholicisme, le même fait s'est souvent produit avec beaucoup d'originalité.
On ne saurait dire avec certitude si leurs prêtres étaient au choix, ou s'ils gardaient le sacerdoce aaronide*. Outre la Bible, ils possédaient certainement des livres particuliers', où les noms d'anges jouaient un grand rôle^ Le lien entre ces sectaires et les faiseurs d'apocalypses est visible*. Ils interprétaient les songes, comme Daniel ; ils faisaient des prédictions ; c'était pour eux une sorte de spécialité; quand on voulait savoir l'avenir, on appelait un essônien. Le nom de trois d'entre eux, Juda sous Aristobule I", Menahem sous Ilérode, Simon
1. Jos., Ant., XVIIl, I, 5, phrase Àm^ixTac^t..., sens douteux. Comp. Philon(K/e contempl.), ci-après, p. 306. •J. Jos., n, J., Il, VIII, n, 7, 1-2.