Pline, V, 17; Synesius, éd. Petav., p
Pline et Dion Chrysoslome les localisent, les considérant, le premier, comme un cas original de folie mélancolique*, le second, comme des utopistes qui ont à leur manière trouvé le bonheur^ Philon et Josèphe en sont fiers, comme de compatriotes qui ont réalisé sur terre la vie parfaite, l'idéal d'une existence sans besoins, sans désirs, la complète modération des passions, la sobriété absolue^ Lors des grandes persécutions romaines, il y en eut qui subirent le martyre avec un courage admirable*. Au ip et au iir siècle, on les trouve encore, mais à peine reconnaissables, derrière les confusions et les travestissements des hérésiologues chrétiens^
La tradition rabbinique leur fut défavorable. On affecta de ne pas parler d'eux, de les traiter en purs égarés". La philosophie moderne a été trop loin, voyant en eux une secte presque profane, de libres ascètes plus près de Pylhagore que de Moïse.
1. Quos vita fessos ad mores eor uni fort unx fluctibus agit... vitœ pœnitentia.
'i. IIoXiv i\r,t iù(^oit[xcva.
3. Philon, II, 457, C33; Jos., ^m^, XVIII, i, 5; J5. /., II, viii, 2, i, 5, 0.