Ch. vii,:{r
2. I/auteur a connu le livre de Daniel, avec le cantique des trois enfants (ch. vi, v, (1).
miner les apostats dans toute l'étendue de son royaume, sans contrôle de l'autorité et sans permission spéciale. Les Juifs déclarent que Ptolémée est le meilleur des rois et chantent l'alléluia. « Après cela, ils punirent tous ceux de leurs congénères souillés qui, chemin faisant, leur tombèrent entre les mains, et ils les tuèrent d'une façon exemplaire. Ce jour-là, ils en mirent à mort plus de trois cents, et, après avoir égorgé les impies, ils consacrèrent le reste du temps à la joie et aux réjouissances*. »
Tel est ce vilain livre, niais décalque du livre d'Esther, que le canon chrétien n'a pas su expulser tout à fail^
Le conte pieux qui en fait la base venait d'une histoire à demi vraie. Josèphe raconte que Ptolémée VII Physcon, ayant eu les Juifs pour adversaires politiques, voulut les livrer aux éléphants qu'il avait fait enivrer; ceux-ci se jetèrent sur les amis du roi, et en même temps le roi fut détourné de nuire aux Juifs par l'apparition d'un visage menaçant; une fête conserva également ce souvenir dans la communauté alexandrins'. Les deux