III Macch., IV, i et suiv
3. III Maci;h., V, it. Cf. iii, G et suiv., iv, 1 et suiv. A. Jos., Contre Apion, I, ^5.
bienfaisance même*. Vers l'an 110, à Rhodes ou en Carie, Apollonius Molon se distingua par la vivacité de ses attaques*. Il reprochait surtout aux Juifs leur mépris pour les autres religions, leur insociabilité, leur impiété envers les dieux^ Lysimaque d'Alexandrie* augmenta la liste des fables que l'opinion païenne adopta trop facilement. Il se forma, en effet, une sorte d'histoire juive à l'usage des païens, qu'on répéta de confiance. Un ouvrage qui fut très lu, la grande Histoire de Posidonius% engloba ces données le plus souvent calomnieuses, qui furent répétées avec ensemble par Diodore de Sicile, Trogue Pompée, Tacite. Les plaisanteries sur la circoncision, les prétendues scènes secrètes d'immoralité, l'adoration de la tête d'âne circulèrent dans toutes les conversations. Philon" et Josèphe' furent, contre ce débordement d'erreurs, des apologistes bien impuissants.