‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 75 sur 243 · I. Voir ci-dessus, l. IV, p · texte numérisé non relu

I. Voir ci-dessus, l. IV, p

t. 1 Macch., XVI, ti-n.

L*ouvrage fut sûrement composé en hébreu*, mais comme il intéressa bien plus les chrétiens que les Juifs, la traduction grecque s'en est seule conservée.

L'auteur eut sous les yeux quelques textes antérieurs, mais il procéda surtout par la tradition orale, recueillant de la bouche des derniers survivants de ces grandes luttes le récit de leur épopée. C'est ce qui fait que, par moments, en plein piétisme, il rappelle si bien la narration dégagée et entremêlée de vers des anciens conteurs arabes*. Il aime l'aventure pour elle-même; il s'y complaît. Les personnes qui ont le sentiment du rythme hébreu sentent fréquemment, en lisant ce livre singulier, le parallélisme de l'ancienne poésie \ Le parallélisme ne se prête nullement au récit, et on ne peut pas dire que le livre entier fût en vers ; mais le discours y glisse sans cesse de

1. Le titre était, selon Origène (dans Eus., H. E.,\l, 25), 2:afCïi6(ia;6avt£>., mots fort obscurs. J'ai vu un cachot d'un évêque syrien portant, après le nom, \ox\v=3 axx Â~-xvrrt. La maxime caractéristique des Asmonéens pouvait être ^x nj"i3"'D « celui qui n'attend rien que de Dieu >.

i. Voir ci-dessus, t. IV, p. 3!)0-391, l'épisode de Médaba et la surprise de Bacchide, au delà du Jourdain.

3. Notez, en particulier, I Maccli., i, 25 et suiv., 3G et suiv. ; 11, 7 et suiv., U-4'J; m, l-U, 45, 51; iv, 38; vu, 17; ix, 23 et suiv., 41, U et suiv.; xiii, 49 et suiv; xiv, 6 et suiv.

la prose au style parabolique, surtout dans les tableaux, les aventures, les résumés généraux'.

La critique de l'auteur des Macchabées est à peu près celle de Josèphe ' : assez exacte pour les faits palestiniens, prodigieusement naïve en ce qui concerne le reste du monde. Ses idées sur Rome sont enfantines ^ Les trois cent vingt membres du Sénat se réunissent tous les jours ! Chaque année le pouvoir absolu est confié à un seul * ! Il ne semble pas qu'il eût de diplômes sérieux à sa disposition. Comme Josèphe, il supplée aux pièces qu'il n'a pas par des pièces qu'il fabrique ou qui ont été fabriquées par d'autres. C'est là un défaut commun à toute l'historiographie juive; on ne possédait pas de recueils originaux; on inventait les lettres, comme on inventait les discours. Par moments il semble, du reste, que l'ouvrage que nous avons n'est qu'un extrait assez mal fait d'un livre plus étendu ^

1. Lire, par exemple, le tableau de la prospérité sous Simon, XIV, G et suiv.

2. Presque toujours, quand Josèphe corri^ïc le I" livre dos Maccliahécs, c'est Josèphe qui a tort.

3. i Macch., VIII, 1 et suiv. Ces idées, si naïvement optimistes, datent le livre d'avant Pompée.

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