I Macrh., VIII, 15-lG; xv, iCy
5. Voir surtout le eh. ix, v. GG parexemple, où dos personnes non préscMilées antérieurement sont amenées en scène sans préparation.
Ce qui étonne, c'est le bon sens, la ferme tenue d'esprit de l'auteur. Le succès de la guerre de l'indépendance est dû au courage et à l'habileté des frères asmonéens. Le livre ne renferme pas une seule impossibilité. Nulle chimère, pas d'anges, pas de miracles ; une narration consciemment arrangée, mais où tout s'explique naturellement, une fois admise la protection générale que Dieu accorde à son peuple; les prêtres [maintenus tout à fait en seconde ligne ; Dieu lui-même très peu prodigué. Une sorte de morale naturelle existe par elle-même; le ciel et la terre sont pris à témoin; l'innocent a pour témoin sa bonne conscience K
On serait tenté de dire que l'auteur fut un sadducéen, si un pareil mot ne faisait naître l'idée de sectaire; or l'auteur fut sûrement étranger à toute secte. Il est peu ritualiste et trouve absurde qu'on préfère le sabbat à la vie. Son goût des récits militaires dénote un soldat. Le motif de marcher à la mort, c'est le sentiment qu'on meurt pour les siens et pour les lois de ses pères, jugées naturellement les meilleures de toutes; c'est la gloire aussi. L'auteur n'est pas étranger à ce sentiment si peu