I Macch., II
"■2. 1 Macch., II, 51.
juif. En mourant noblement, on obtient un nom éternel. Le héros est préoccupé de l'histoire, de ce qu'on dira de lui après sa mort. La tache que la moindre reculade imprimerait à sa gloire le retient quand il pourrait être tenté de faiblir *.
L'historien, placé à ce point de vue, se regarde comme un distributeur de couronnes, et voilà sûrement la pensée qui mit la plume à la main de notre auteur. Il écrit comme Hérodote % « pour que les hauts faits des hommes ne restent pas sans mémoire ». Les prouesses^ des hommes valent la peine d'être racontées; on fait de grandes actions pour qu'on parle de vous; les preux vont à une mort certaine, comme Éléazar, pour qu'on remarque leur vaillance; on leur élève des tombeaux splendides pour éterniser leur souvenir *. Il y a, il est vrai, des maladroits qui disent : « Nous aussi, illustrons-nous; faisons quelque chose qui fasse parler de nous '\ » Ceux-là ne réussissent pas; l'histoire n'a pour eux qu'un mot sec : « Ils n'avaient pas la vocation; qu'allaient-ils faire? »
i. 1 Macch., IX, lu.