Voy. t. I, p. 351 et suiv
[970 av. J.-C] LE ROYAUME U N I Q U E. 1(53
.struclion du temple après la captivité. Tout ce qui se rapporte au costume des prêtres, lequel se borna d'abord au simple éfod de lin, ces surcharges de lourds ornements, pour la plupart imités du vestiaire sacré de l'Egypte \ sont des innovations des grands liturgistes du \f siècle. La musique sacrée était, dans l'ancien temple, peu développée. Les détails sur les brigades de chanteurs que David aurait organisées, ces célébrités musicales d'Asaph, d'Éthan, de ITéman ^, sont des rêves du chroniqueur ecclésiastique de Jérusalem, transportant au temple de Salomon ce qui ne fut vrai que du second temple. La musique était, au temps de Salomon, l'accompagnement obligé de la vie des palais ^. Il était naturel qu'on lui donnât une place, comme aux parfums, dans le palais de lahvé. Mais il en est peu question dans les textes anciens* : C'est seulement aux processions qu'on trouve des joueurs d'instruments et des jeunes filles tambourinaires (toféfoth) '' ; or, justement, le rituel du temple ne
i. Voy. les descriptions de l'Exode et du J.évitique.
5. l Chron., xv et xxv. Iduthun est une altération de copiste ]}Ouv Ethan.
3. II Sam., XIX, 36 (voir ci-dessus, p. 7). Comparez Amos, vi, 5.
A. Amos, y, 23, se rapporte au culte du Nord, vers 800 avant Jésus-Christ.