‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 11 sur 337 · V. ci-après, p. 6i · texte numérisé non relu

V. ci-après, p. 6i

[1025 av. J.-C] L E R 0 Y A U M E U > i Q U E. I

Les conséquences de celte politique de conciliation auraient pu être excellentes. On marchait vers le genre de fusion qui constitue une nation. Les distinctions des anciennes tribus s'affaiblissaient. Les Benjaminites avaient joiié un rôle si intimement lié avec celui des Judaïtes dans la confection de la royauté, que les deux tribus devinrent désormais presque indiscernables. Jérusalem était située sur la limite des deux tribus et devenait pour elles une capitale commune K La réunion était d'autant plus facile que Benjamin était petit et ne consistait guère qu'en quelques fiefs militaires. La royauté se rattacha ces fiefs, et Benjamin devint ainsi une sorte de domaine royal à la porte de Jérusalem. Les autres tribus abdiquaient presque devant Josepli ou Éphraïm. Tout se polarisait donc sur Éphraïm et Juda. Mais, entre ces deux grandes moitiés de la nationalité d'Israël, le rapprochement n'était qu'apparent. Le pouvoir de David était peu de chose dans les tribus du Nord. L'importance grandissante de Jérusalem excitait une réaction de jalousie en ces régions, dont la colline jébuséenne n'était nullement la capitale. La gloire de David faisait tressaillir de

1. Sur Vében bohin, voy. Clermoiit-Ganneau, dans la Revue arcliéo!., août 1870-71, p. 116, et dans Palestine e.rpl. Fund, 1N7/i, p. 80 et suiv.

Jl IIISTOIUE DU PEIPLE D'ISRAËL. [1025 av. J.-C.J

joie les gens d'Hébron, de Bethléhem, même de Benjamin, malgré de nombreux ressentiments saiilides; elle n'excitait dans le Nord qu'indifférence ou malveillance. On sent que la déchirure d'Israël se fera le long de cette suture imparfaite, qui laissa toujours visible la dualité primitive des Beni-Jakol> et des Beni-Joseph ^

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