Amos, i
[920 av. J.-G.J LES DEUX ROYAUMES. 243
Ce en quoi Asa et Josaphat se distinguèrent nettement de Salomon, de Roboam et d'Abiam, c'est la guerre constante qu'ils firent aux cultes étrangers. A la tolérance de Salomon, imitée par ses deux successeurs, ils substituèrent un régime de proscription contre ce qui, en fait de pratiques religieuses, n'était pas israélite pur. Asa poussa, diton, le rigorisme jusqu'à destituer du rang suprême qu'elle occupait sa grand'mère Maaka, la femme préférée de Roboam, à qui son père Abiam avait dû le trône. Cette petite-fille de David S qui devait être fort âgée, avait conservé les idées des princesses du temps de Salomon. Elle avait chez elle des téraphim en bois, avec des détails phalliques, qui scandalisaient fort la pruderie des générations nouvelles. Asa sacrifia la vieille princesse indévote au parti piétiste. On abattit à coups de hache l'emblème impur, et on le brûla dans la vallée de Cédron. Les cultes phéniciens furent abolis, les qedésim chassés des lieux qu'ils souillaient de leur présence. On fit la guerre aux idoles, aux cippes sacrés, aux hammanim ^.