‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 162 sur 337 · bid · texte numérisé non relu

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a. Ibid.y 19.

A. Ibid.y IV, 21-23.

[880 av. j.-ci LES DEUX ROYAUMES. * 269

avait un tel goût pour la terre palestinienne, qu'on se figurait qu'en transportant de cette terre au loin, on pouvait lui offrir des sacrifices aussi agréables que dans le pays même d'Israël ^

Malgré ces grosses imperfections, inhérentes à sa qualité de dieu national, lahvé prenait forcément tous les contours de la conscience ethnique qui l'avait adopté; or le trait essentiel de cette conscience ethnique était l'élohisme, le goût pour des dieux censés justes, gouvernant le monde en honnêtes gens. lahvé, qui avait commencé par être un assez méchant dieu , s'était ainsi amélioré avec les siècles. Comme le primitif El-Élion ou Élohim, il en était venu à aimer le bien et à haïr le mal. Le dieu protecteur national devient facilement le Dieu unique ; car il est messéant d'avoir plusieurs protecteurs, et l'adulation, inhérente au culte de diilic., ne sait pas s'arrêter. Quand on a proclamé que le dieu national est le seul vrai Dieu, que les autres dieux ne sont rien à côté de lui, on est bien près de proclamer qu'il est l'El suprême, qui a fait le ciel et la terre. En réalité, ni en Juda, ni en Israël, on ne faisait plus grande différence entre lahvé et Élohim. Les deux mots étaient deve-

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