II Rois, X
2. Schrader, Die Keilinschr., p. 208-211 ; Duncker, Gesch, des yl/^, II, p. 200.
3. Omri fut une sorte de désignation dynastique d'Israël. Voy. ci-dessus, p. 253.
40C HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [830 av. J.-C]
phètes, qui sont un miroir si parfait de la conscience du peuple. A partir du moment où l'Assyrie touche la Palestine, la boussole d'Israël est absolument troublée; on sent, en toute chose, le contact de ce puissant élément perturbateur. On a peine à croire que Finfluence qui, depuis le milieu du viif siècle, se fait sentir si vivement ait existé un siècle auparavant sans laisser de trace. Peut-être, en prenant au sérieux ces adulations des stèles officielles, commet-on la même faute que si l'on tenait, pour acquis, sur la foi des assertions chinoises, que le monde entier est tributaire de Tempereur de la Chine, ou, sur la foi des assertions musulmanes, que tous les souverains de la terre sont vassaux du sultan.
Joachaz, le successeur de Jéhu, semble avoir été peu fanatique. 11 paraît qu'on vit de nouveau, sous son règne, un astartéion à Samarie^ La véritable histoire d'Israël, à cette époque, nous est, du reste, bien mal connue.
Jérusalem, comme nous l'avons souvent observé, n'avait point, à proprement parler, de crise religieuse. Le iahvéisme s'y continuait, officiel et paisible. Le temple était en réahté un élément con-