H Piois, xili, G
[830 av. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. 407
servateur. Joas de Juda maintint, durant un long règne \ la tradition de iahvéisme modéré d'Asa et de Josaphat, qui, au fond, n'avait été nullement interrompue par Athalie. Joas n'adora que lahvé; mais il n'eut aucune idée de Tunité dans le culte; on sacrifiait et on brûlait de l'encens à lahvé sur tous les hauts-lieux. Le temple représentait le culte d'État; il ne supprimait pas les autres endroits d'adoration, pas plus que la messe dite au grand autel de Notre-Dame ne supprime les messes dites dans les chapelles et aux autels secondaires. Le temple ne servait guère, en définitive, qu'au roi et aux habitants de Jérusalem ^.
Si, plus tard, Joas fut accusé des crimes les plus noirs, ce fut la conséquences des rancunes sacerdotales^. Ce roi, en effet, dont la légende voudrait faire le pupille et l'élève des prêtres, fut en réalité un souverain anticlérical, autant qu'il est permis de se servir ici d'un tel mot. Voici comment les choses se passèrent.
Joas veilla très attentivement sur les bâtiments du temple. Cent quarante ans s'étaient écoulés depuis que le gros œuvre était construit, et le