II Chron., xxiv, 18 et suiv. Cf. II Rois, xii
408 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [830 av. J.-C.J
besoin de réparations se faisait sentir, surtout pour les parties de bois et de charpente. Il y avait, dans de telles constructions, un contraste singulier entre la solidité absolue des murs et la fragilité extrême de la décoration. Joas eut l'idée fort juste que les masses d'argent considérables qui affluaient au temple devaient servir à l'entretenir. Cet argent provenait de deux sources : d'abord, des rachats de vie d'homme, c'est-à-dire des rançons de premiers-nés, envisagés comme appartenant à lahvé et ayant du, selon un rite primitif, lui être sacrifiés^; en second lieu, des sommes librement ofl'ertes par suite de vœux faits à lahvé. Il n'y avait pas, à cette époque, de tarifs, comme ceux qui existèrent plus tard chez les Carthaginois ^ Quand on venait au temple pour accomplir ses devoirs religieux, on s'adressait à un prêtre qu'on connaissait ; on traitait de gré à gré avec lui; il prenait l'argent, et n'en rendait compte à personne. Joas se contenta d'abord d'ordonner que les réparations nécessaires fussent exécutées sur ces revenus. Or, plusieurs années après, rien n'était encore fait. Joas adressa quelques re-
J. Voir ci-dessus, p. 371, note 3.