Amos, V, 27; vi, ii
2. Phrases répétées d'un livre à l'autre (comp. Amos, i, 2, et Joël, IV, 16; Amos, ix, 13, et Joël, iv, 18) ; mêmes analogies avec Job dans les deux ; même horizon politique. Les objections que l'on fait contre l'ancienneté de Joël porteraient également contre Amos ; or on ne doute pas d'Amos. Il n'y a aucun avantage critique à supposer le chapitre iv ajouté après la captivité. A partir du v. 4, une telle hypothèse ne s'applique plus ; on rentre dans l'horizon pré-assyrien. Se rappeler les observations cidessus, p. 439, note 1.
3. Joël = « lo est El » , lo et El c'est la môme chose. Pethuël = c le simple ou le crédule d'El d, celui qui est comme un enfant, comme un disciple entre les mains d'El, qui ne sait rien que ce que El lui apprend. Comp. Lemiiël (Prov., xxxi, 1). Notez le goût
1800 av. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. 441
de Joël comme une suite de celui d*Amos. Une invasion de sauterelles, suivie de sécheresse, fut l'occasion de ce morceau singulier ^ Les envahisseurs sonî peints en un style qui rappelle la description de Béhémolh et Léviathan dans Job, et que, plus tard, l'Apocalypse chrétienne a imité ^. L'auteur voit dans le fléau l'annonce du jour de lahvé. Ce qui n'est qu'indiqué dans Amos'^ est longuement développé ici. lahvé exerce ses jugements par les accidents extérieurs ; tout accident de ce genre, dans la pensée du prophète, est l'apparition d'un juge vengeur; toute catastrophe naturelle a une cause morale et vient de Dieu irrité. Le fléau n'est pas un élément que l'on conjure; c'est l'acte d'un être suprême; or un être suprême, bien difl'érent d'un Neptune, d'un Apollon, d'un Indra, ne peut obéir qu'à un mobile moral. Les fléaux sont ainsi les avantcoureurs de la justice divine. Le bruit de la nuée de sauterelles, c'est la voix de lahvé, c'est lahvé lui-même entrant en scène. Les sauterelles sont
de noire auteur pour les noms symboliques, lûDÎ^/'in'' pD>', pDl' VTinn, analogues à ceux d'Osée. 1/absence de date dans le titre, fait contraire aux habitudes de rancienne littérature prophétique, s'explique bien avec notre hypothèse.