I Rois, IV, 7 et suiv. ; v
H I S T 0 1 11 K D U P E U P LE D 'I S R A Ë L . \Wô av. J.-C]
4° Le Naphat-Dor.
5' Taanak, Megiddo, tout le district de Belh-San, vers Sartan, au-dessous de Jezraël, depuis Beth-San jusqu'à Abel-Mehola, d'un côté, et jusqu'à Jokmeani, de l'autre
C^ Ramolh-Galaad, les bourgs de Jaïr, le canton d'Argob, soixante grandes villes à murailles et verroux d'airain
7" Mahanaïm
8 ' Nephtali
9' Aser et les échelles.
10" Issachar
11 « Benjamin ,
12' Le pays de Galad
Ben-Abinadab, qui avait pourfemme Tafat, fille de Salomon.
Baana, fils d'Ahiioud.
Ben-Géber.
Abinadab,filsde Iddo.
Ahimaas ; celui-ci avait épousé Basemat, fille de Salomon.
Baana, fils de Housaï.
Josaphat, fils de Parouah.
Sémeï, fils d'Lla.
Géber, fils d'Uri.
Juda n'est pas nommé dans cette liste, sans doute parce que c'était une terre privilégiée, exerçant rhégémonie sur les autres tribus. Chacun de ces départements fournissait les dépenses d'un mois. La table du roi, toujours ouverte, consommait par jour trente kors de fine farine, soixante kors de farine ordinaire, dix bœufs gi^as, vingt bœufs ordinaires, cent moutons, sans compter le
f095 iiv. J.-C] L i: R 0 Y A U M E U ÎNI Q U K. 103
gibier et la volaille. Les nissahlm faisaient, en outre, arriver l'orge et la paille aux différents postes de cavalerie* .
Outre ces prestations en nature, il y avait des impôts directs, des douanes sur les trafiquants et le transit des caravanes, sans parler des tributs payés par les rois vassaux. On n'a sur tous ces points que des renseignements obscurs -, des hyperboles trahissant l'ignorance de chroniqueurs bornés, pour qui ces choses administratives sont insolites et qui les voient avec les yeux grossissants de l'étonnement. Il faut même ici faire une grave réserve. Nous n'avons pas pour l'histoire de Salomon, comme pour l'histoire de David, de pièces originales. Une partie du récit est empreint d'un sentiment malveillant, où perce l'intention de présenter Salomon tantôt comme un tyran machiavélique, tantôt comme un roi avide et prodigue, pressurant son peuple pour l'entretien d'un harem monstrueux et d'une table de Gargantua. Si l'histoire, telle qu'elle est racontée au premier livre des Rois, était vraie, le gouvernement de Salomon aurait été un des plus rudes et des plus tyranniques